Des personnes arrivent pour écouter le rédacteur en chef de The Atlantic, Jeffrey Goldberg, lors de la soirée d’ouverture du New Orleans Book Festival, qui se tient à l’auditorium McAlister de l’Université Tulane, le 27 mars 2025, à La Nouvelle-Orléans, en Louisiane. Photo AFP/ Skip Bolen.
L’administration Trump a tenté lundi de clore le scandale lié à son utilisation de l’application de messagerie Signal, affirmant que l’affaire était « classée », même si la violation a provoqué des critiques bipartites et révélé des divisions au sein même de la Maison Blanche.
La porte-parole Karoline Leavitt a déclaré aux journalistes à la Maison Blanche que l’administration maintenait sa confiance envers le conseiller à la sécurité nationale Mike Waltz, qui a été critiqué pour avoir ajouté le rédacteur en chef du magazine The Atlantic à une discussion privée décrivant une campagne de bombardement imminente au Yémen.
Mme Leavitt a affirmé que des mesures avaient été prises pour éviter qu’un tel incident ne se reproduise, sans fournir de détails supplémentaires. « Comme le président l’a très clairement indiqué, Mike Waltz reste un membre important de son équipe de sécurité nationale, et cette affaire est close ici à la Maison Blanche, en ce qui nous concerne », a-t-elle déclaré lundi. « Des mesures ont été prises pour s’assurer qu’une telle chose ne puisse évidemment plus jamais se produire, et nous allons de l’avant », a-t-elle ajouté.
La campagne de bombardement au Yémen, qui visait des militants houthis accusés d’attaquer des navires commerciaux en soutien aux Palestiniens à Gaza, a eu lieu à la mi-mars, mais a été rendue publique par le rédacteur en chef de The Atlantic, Jeffrey Goldberg, le 24 mars. Le journaliste avait été ajouté à la discussion sur Signal aux côtés de plusieurs hauts responsables, dont le secrétaire à la Défense Pete Hegseth, le vice-président JD Vance, et la directrice de la CIA John Ratcliffe.
La manière dont Mike Waltz a géré l’incident a irrité certains membres de haut rang de l’équipe de Trump, mais pour l’instant, il semble avoir conservé son poste, selon une source proche du dossier. Une autre source, alliée de Trump, a déclaré que le président avait exprimé en privé sa colère face au comportement de Waltz.
Lundi, les démocrates du comité du renseignement de la Chambre des représentants ont adressé une lettre à la directrice du renseignement national Tulsi Gabbard, appelant la communauté du renseignement à mener une enquête indépendante sur la fuite liée à Signal.
Le président et le vice-président républicain et démocrate du comité des forces armées du Sénat américain avaient déclaré, le 27 mars, avoir demandé au Pentagone d’ouvrir une enquête sur cette affaire.
(Cet article paru initialement sur Reuters en anglais a été traduit par L'Orient-Le Jour)



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