Le président libanais Joseph Aoun a ordonné lundi à l'armée de riposter aux tirs en provenance de Syrie qui ont tué un enfant et fait six blessés, selon les autorités, au lendemain de la mort de trois membres des forces de sécurité syriennes.
Des combats ont éclaté tard dimanche dans la région frontalière dans l'est du Liban. Les nouvelles autorités syriennes ont accusé le Hezbollah d'avoir enlevé et exécuté trois soldats syriens après les avoir emmenés au Liban, ce que le mouvement libanais pro-iranien a "formellement nié".
"Les tensions ont commencé après que trois membres de la sécurité générale syrienne ont pénétré en territoire libanais dans le village de Qasr, où ils ont été abattus par des hommes armés locaux liés à une famille impliquée dans la contrebande", a indiqué une source de sécurité libanaise à l'AFP.
Lundi, un enfant a été tué et six autres personnes blessées dans des bombardements, a indiqué à l'issue d'une réunion du gouvernement le ministre libanais de l'Information, Paul Morcos.
Dans un message publié sur la plateforme X, le président Aoun a affirmé que "ce qui se passe à la frontière est et nord-est ne peut pas continuer (...). J'ai donné mes instructions à l'armée libanaise de répondre aux tirs".
L'armée libanaise a annoncé qu'elle avait mis en place "des mesures de sécurité exceptionnelles et mené des contacts intensifs" depuis dimanche soir, ce qui a permis de restituer les corps des trois Syriens aux autorités de leur pays.
Elle a indiqué que des localités libanaises frontalières avaient été "bombardées depuis le côté syrien". Des contacts permanents sont en cours entre "le commandement de l'armée et les autorités syriennes pour maintenir l'ordre", a-t-elle ajouté.
Les nouvelles autorités syriennes ont annoncé en février le lancement d'une campagne de sécurité dans la province de Homs, frontalière du Liban, visant à fermer les routes de contrebande avec ce pays.
Elles ont accusé le Hezbollah, allié du président renversé Bachar al-Assad, de lancer des attaques et de soutenir des groupes de contrebandiers.
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© Agence France-Presse
Des combats ont éclaté tard dimanche dans la région frontalière dans l'est du Liban. Les nouvelles autorités syriennes ont accusé le Hezbollah d'avoir enlevé et exécuté trois soldats syriens après les avoir emmenés au Liban, ce que le mouvement libanais pro-iranien a "formellement nié".
"Les tensions ont commencé après que trois membres de la sécurité générale syrienne ont pénétré en territoire libanais dans le village de Qasr, où ils ont été abattus par des hommes armés locaux liés à une famille...


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