Un homme transportant des ustensiles utilisés pour cusiner, le 14 mars 2025 dans le camp de réfugiés de Nouseirat, dans le centre de la bande de Gaza. EYAD BABA/AFP
« La balle est dans le camp d'Israël », a affirmé samedi le Hamas, après son offre de libérer un otage israélo-américain et de rendre les corps de quatre autres, dans le cadre des négociations sur la poursuite de la trêve à Gaza, une proposition dénoncée par Israël et les Etats-Unis.
« Nous voulons solidifier l'accord de cessez-le-feu et obliger (Israël) à en appliquer les termes », a déclaré à l'AFP un porte-parole du mouvement islamiste, Abdul Latif al-Qanou, accusant Israël de « retarder » sa mise en oeuvre. Il a évoqué le blocage de l'aide humanitaire à l'entrée de la bande de Gaza depuis le 2 mars.
Un membre du bureau politique du Hamas, s'exprimant sous couvert d'anonymat, a précisé à l'AFP que la proposition de libérer Edan Alexander, un soldat de 21 ans enlevé lors de l'attaque du 7 octobre 2023 en Israël qui a déclenché la guerre, et de rendre les corps de quatre autres otages israélo-américains, faisait partie d'un « accord spécial ».
Cet accord prévoit en échange la libération de Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes, dont le nombre doit encore être négocié, selon ce responsable.
Depuis l'entrée en vigueur de la trêve à Gaza le 19 janvier, après quinze mois de guerre, le Hamas a rendu a rendu 33 otages incluant huit morts, et Israël a libéré environ 1.800 détenus palestiniens.
Cet accord d'échange est toutefois est conditionné à la poursuite des négociations pour un cessez-le-feu permanent, avec un délai de 50 jours maximum pour aboutir à des résultats, a-t-il souligné. Elles incluent le déblocage de l'aide dès la signature de cet accord d'échange et le retrait de l'armée israélienne du couloir de Philadelphi, une zone tampon le long de la frontière entre la bande de Gaza et l'Egypte.
Le bureau du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a dénoncé vendredi la « manipulation et la guerre psychologique » du Hamas dans ces négociations indirectes qui se déroulent à Doha depuis mardi.
M. Netanyahu doit réunir samedi soir des ministres « pour recevoir un rapport détaillé de l'équipe des négociateurs et décider des prochaines étapes en vue de la libération des otages », selon son bureau.
Il reste 58 otages retenus à Gaza, dont 34 ont été déclarés morts par l'armée israélienne. La Maison Blanche a elle accusé le Hamas de vouloir gagner du temps, affirmant qu'il faisait un « très mauvais pari en pensant que le temps joue en sa faveur ».
« La balle est dans le camp d'Israël », a affirmé samedi le Hamas, après son offre de libérer un otage israélo-américain et de rendre les corps de quatre autres, dans le cadre des négociations sur la poursuite de la trêve à Gaza, une proposition dénoncée par Israël et les Etats-Unis.« Nous voulons solidifier l'accord de cessez-le-feu et obliger (Israël) à en appliquer les termes », a déclaré à l'AFP un porte-parole du mouvement islamiste, Abdul Latif al-Qanou, accusant Israël de « retarder » sa mise en oeuvre. Il a évoqué le blocage de l'aide humanitaire à l'entrée de la bande de Gaza depuis le 2 mars.Un membre du bureau politique du Hamas, s'exprimant sous couvert d'anonymat, a précisé à l'AFP que la proposition de libérer Edan Alexander, un soldat de 21 ans enlevé lors de l'attaque...


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