Les forces de sécurité syriennes ont dispersé un sit-in à Damas organisé lundi par des militants de la société civile pour protester contre les tueries visant des civils alaouites dans l'ouest du pays, après l'irruption d'une contre-manifestation.
Des militants avaient appelé sur les réseaux sociaux à un sit-in dans le centre de Damas "pour les victimes civiles et les martyrs des forces de sécurité".
"Tenez les criminels responsables", pouvait-on lire sur l'une des pancartes brandies par les manifestants, selon des journalistes de l'AFP.
En face, un groupe de manifestants a scandé des slogans hostiles à la communauté alaouite et réclamé l'instauration d'un "État sunnite".
Les tensions ont dégénéré en affrontements entre les deux groupes, avant que les forces de sécurité ne les dispersent en tirant en l'air.
"Nous avons été massacrés pendant 14 ans, nous n'avons pas entendu votre voix et vous ne vous êtes pas insurgés pour nous", a lancé un participant à la contre-manifestation. Dans l'autre camp, une femme lui a rétorqué: "Vous n'avez pas de comptes à régler avec nous, vos comptes sont avec Assad, et nous n'avons rien à voir avec ses crimes."
"Nous sommes venus à ce sit-in en signe de deuil pour les martyrs des forces de sécurité, de l'armée et des civils récemment tués sur la côte", a déclaré Bilal Abdallah, un employé des ressources humaines dans une entreprise privée, âgé de 37 ans.
L'escalade a débuté après une attaque sanglante des hommes fidèles à Bachar al-Assad contre des forces de sécurité dans la ville côtière de Jablé, près de Lattaquié, dans la nuit de jeudi à vendredi, selon les autorités.
Les autorités syriennes ont envoyé des renforts dans la région côtière, où vit la minorité alaouite dont est issu Bachar al-Assad. Les affrontements et tueries ont fait plus de mille morts, dont plus de 700 civils alaouites, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
L'OSDH a précisé que les civils ont été tués par les forces de sécurité syriennes et des groupes alliés, et a fait état d'"exécutions sur des bases confessionnelles ou régionales", dans un pays à majorité sunnite.
Il s'agit des violences les plus meurtrières depuis la prise de pouvoir, le 8 décembre, d'une coalition rebelle dominée par des islamistes.
mam/jos/ila
© Agence France-Presse
Des militants avaient appelé sur les réseaux sociaux à un sit-in dans le centre de Damas "pour les victimes civiles et les martyrs des forces de sécurité".
"Tenez les criminels responsables", pouvait-on lire sur l'une des pancartes brandies par les manifestants, selon des journalistes de l'AFP.
En face, un groupe de manifestants a scandé des slogans hostiles à la communauté alaouite et réclamé l'instauration d'un "État sunnite".
Les tensions ont dégénéré en...


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