La porte-parole du FMI Julie Kozack lors d’un point de presse à Washington. Capture d’écran d’une vidéo diffusée par le FMI
Une délégation du Fonds monétaire international (FMI) menée par le chef de mission pour le Liban Ernesto Ramirez-Rigo est attendue à Beyrouth du 10 au 14 mars, a annoncé jeudi 6 mars la porte-parole de l’organisation Julie Kozack, lors d’un point de presse à Washington. Un peu plus tôt, le ministre des Finances, Yassine Jaber, avait indiqué que la délégation était attendue « la semaine prochaine », lors de réunions avec les directeurs des finances publiques et des douanes au ministère, dont le contenu a été relayé par un communiqué.
La délégation prévoit de rencontrer le nouveau gouvernement formé par Nawaf Salam le 8 février dernier pour aborder les dossiers liés aux réformes et aux difficultés économiques du pays, dans le contexte d’un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah dont la mise en œuvre reste encore incomplète.
« Au-delà de cette mission d’information, les prochaines étapes pourraient consister à aider les autorités à formuler un programme complet de réformes économiques », a déclaré Julie Kozack, faisant allusion à la perspective d’un nouveau programme d’aide.
Cette visite avait été annoncée – sans les dates – en février par Yassine Jaber, lors d’une réunion avec le représentant du FMI au Liban Frederico Lima. Le jour même, le fonds s’était dit mardi prêt à ouvrir des négociations avec le gouvernement libanais « au sujet d’un nouveau programme » d’aide.
Le nouveau gouvernement a promis de relancer le processus de réformes pour sortir le pays de la crise dans laquelle il est plongé depuis 2019. Avant de démissionner en mai 2022, le gouvernement de Nagib Mikati avait signé un accord préliminaire avec le FMI engageant le Liban à lancer un certain nombre de réformes comme prérequis à un programme d’assistance financière en bonne et due forme, prévoyant le déblocage de 3 milliards de dollars sur quatre ans. Le pays n’a cependant pas rempli ses engagements, parmi lesquels figurait celui d’entamer un processus de résolution du secteur bancaire virtuellement en faillite, et l’accord, bien que toujours valide, n’a toujours pas été suivi d’effets.

