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Société - Liban-Nord

Fusillades à Tripoli, un mort et des blessés, les autorités renforcent les mesures de sécurité

Cet incident a eu lieu alors que la police a mis en place un plan de sécurité dans la capitale du Liban-Nord pour le mois du Ramadan.


Fusillades à Tripoli, un mort et des blessés, les autorités renforcent les mesures de sécurité

Des vendeurs et des boutiques dans une rue de Tripoli. Photo Sandrine Frem

Deux fusillades distinctes, survenues jeudi à Tripoli, ont fait un mort et au moins deux blessés, alors que les autorités locales intensifient leurs efforts pour contrôler la sécurité dans la ville et que le gouverneur du Liban-Nord, Ramzi Nohra, a présidé une réunion du Conseil de sécurité local axé sur les mesures visant à maintenir l'ordre pendant le mois de Ramadan.

En soirée, une dispute dans le quartier de Mankoubine a dégénéré en affrontement armé et échanges de tirs entre des membres de la famille Dib, rapporte notre correspondant au Liban-Nord, Michel Hallak. Un homme, touché par balle à la tête, a succombé à ses blessures, et un enfant, accidentellement blessé, a été transporté à l'hôpital pour recevoir des soins. Les habitants ont demandé aux forces de sécurité d'intervenir pour contrôler la situation, alors que l'armée libanaise a imposé un cordon de sécurité et effectue des descentes à la recherche des tireurs. Un peu plus tard, la troupe a annoncé, dans un communiqué, l'arrestation de cinq personnes.

Plus tôt dans la journée, dans le quartier de Kobbé, un ressortissant syrien, identifié comme A. Ch., a ouvert le feu avec une mitrailleuse militaire lors d’une altercation avec un autre homme, B.B., le touchant au cou, selon les informations de notre correspondant. Le tireur a pris la fuite, et la victime a été transportée à l’hôpital gouvernemental de Tripoli dans un état critique.

Ces incidents sont intervenus dans un contexte de renforcement des mesures de sécurité à Tripoli. Sous l’impulsion du ministre de l'Intérieur, Ahmad Hajjar, et du directeur général des Forces de sécurité intérieure (FSI), le général Imad Osmane, la police a récemment mis en place un plan de sécurité complet pour le mois de Ramadan, en mars. Ce plan inclut des barrages routiers, ainsi que le déploiement de patrouilles motorisées et pédestres dans la ville.

Ces mesures ont été prises afin de « maintenir l’ordre, limiter la circulation des armes illégales, lutter contre le vol, renforcer l'ordre public et faciliter la circulation », selon l'Agence nationale d’information (ANI, officielle).

Au cours des trois derniers jours, dix personnes portant des armes sans permis ont été arrêtées au Liban-Nord, a indiqué une source de sécurité à L'Orient-Le Jour.

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Un passant tué lors d'un échange de tirs entre la police et un suspect près de Tripoli

Jeudi, le gouverneur (mohafez) Ramzi Nohra a présidé une réunion du Conseil de sécurité local à Tripoli, au cours de laquelle les responsables ont abordé « la question du contrôle de la sécurité et de la répression des violations de toutes sortes dans le gouvernorat du Nord, ainsi que de la poursuite de la mise en œuvre du plan de sécurité dans la ville de Tripoli et ses environs », a rapporté l'ANI. Ils ont souligné la nécessité de coordonner les efforts des forces de sécurité et de l’armée libanaise pour maintenir l'ordre, prévenir les fusillades et garantir une action rapide pendant le mois de jeûne du Ramadan et la période des vacances.

Les participants ont convenu de tenir des réunions de coordination régulières entre les forces de sécurité et l’armée, en mettant un accent particulier sur l’organisation de patrouilles pédestres et blindées, ainsi que l'établissement de points de contrôle fixes dans les principales rues, les rues secondaires et les quartiers résidentiels. Ils ont également insisté sur l'importance d’arrêter les contrevenants et d’appliquer les sanctions les plus sévères à leur encontre, comme l’a indiqué un communiqué publié à l’issue de la réunion.

Lundi, un homme avait été tué accidentellement lors d’un affrontement armé à Beddaoui, au nord de Tripoli, dans le caza de Minyé-Denniyé.

En décembre 2022, à la suite d'une série d'incidents, dont des fusillades mortelles, l'ancien ministre de l'Intérieur Bassam Maoulaoui avait annoncé un plan de sécurité spécifique pour le nord du Liban. Des patrouilles de police ont été déployées dans les rues à des fins de surveillance et de contrôle, mais ce plan n'a pas empêché de nombreux incidents à Tripoli.

Deux fusillades distinctes, survenues jeudi à Tripoli, ont fait un mort et au moins deux blessés, alors que les autorités locales intensifient leurs efforts pour contrôler la sécurité dans la ville et que le gouverneur du Liban-Nord, Ramzi Nohra, a présidé une réunion du Conseil de sécurité local axé sur les mesures visant à maintenir l'ordre pendant le mois de Ramadan.En soirée, une dispute dans le quartier de Mankoubine a dégénéré en affrontement armé et échanges de tirs entre des membres de la famille Dib, rapporte notre correspondant au Liban-Nord, Michel Hallak. Un homme, touché par balle à la tête, a succombé à ses blessures, et un enfant, accidentellement blessé, a été transporté à l'hôpital pour recevoir des soins. Les habitants ont demandé aux forces de sécurité d'intervenir pour contrôler la...
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Le nouveau ministre de l’intérieur devrait exiger la remise de toutes les armes aux mains des civils en lançant un ultimatum comme dans tous les pays qui reprennent leur souveraineté afin de pouvoir mettre la main sur les récalcitrants qui refuseraient de le faire et les voir traduits en justice avec les peines qui s’imposent en cas de refus d’obtempérer. Le peuple en a marre de ces lâches qui se servent de leurs armes pour faire régner la peur et le chaos.

Sissi zayyat

11 h 57, le 08 mars 2025

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  • Le nouveau ministre de l’intérieur devrait exiger la remise de toutes les armes aux mains des civils en lançant un ultimatum comme dans tous les pays qui reprennent leur souveraineté afin de pouvoir mettre la main sur les récalcitrants qui refuseraient de le faire et les voir traduits en justice avec les peines qui s’imposent en cas de refus d’obtempérer. Le peuple en a marre de ces lâches qui se servent de leurs armes pour faire régner la peur et le chaos.

    Sissi zayyat

    11 h 57, le 08 mars 2025

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