La façade de la Banque du Liban à Hamra, le 30 décembre 2024. Photo Philippe Hage Boutros / L'Orient-Le Jour
Le ministre des Finances, Yassine Jaber, a annoncé dans une interview accordée à Asharq Business – un média en langue arabe partenaire de Bloomberg – et reprise par les médias locaux, que la nomination d'un nouveau gouverneur de la Banque du Liban (BDL) pourrait avoir lieu avant fin mars « afin d'assurer la continuité du travail à la banque ».
L'ancien député du mouvement Amal a déclaré qu'il était nécessaire que le futur gouverneur ait une « bonne réputation » ainsi qu'une « longue expérience dans les domaines financier et monétaire ».
Depuis la fin du sixième mandat de Riad Salamé, en juillet 2023, c'est le premier vice-gouverneur de la BDL, Wassim Manssouri, qui assure l'intérim, en raison des divisions au sein de la classe politique sur le choix d'un successeur.
La donne a changé depuis l'élection de Joseph Aoun à la présidence – qui a mis fin à plus de deux ans de vacance – puis la formation du gouvernement de Nawaf Salam, qui a remplacé l'exécutif de Nagib Mikati, démissionnaire depuis mai 2022. Les tractations se poursuivent dans les coulisses du palais de Baabda, du Grand Sérail et du ministère des Finances pour trouver un successeur.
Interrogé sur le sort des milliards de dollars de dépôts bloqués par les banques depuis le début de la crise en 2019, qui doivent faire l'objet d'un plan de restitution et de restructuration du secteur bancaire, le ministre a assuré lors de cet entretien qu'il était « hors de question » que ces dépôts soient purement et simplement annulés, parmi d'autres déclarations.


