Vue sur le quartier de Laylaké, dans la banlieue sud de Beyrouth. Photo d'illustration Joao Sousa/L'Orient-Le Jour
Un passant a été tué dimanche soir d'une balle dans la tête dans le quartier de Bourj el-Brajné, dans la banlieue sud de Beyrouth, à la suite d'un incident entre jeunes, poussant le président du Conseil municipal de la localité à appeler lundi l’État et ses services sécuritaires à traiter « fermement et dans la plus grande urgence » la question de la criminalité.
Dimanche soir, une bagarre a été signalée dans le quartier de Aïn el-Sekké, à Bourj el-Brajné, faisant un mort, Mohammed Wissam Aïtaoui, tué d’une balle dans la tête. Selon l’Agence nationale d’information (Ani, officielle), un homme a brandi son arme à feu, atteignant le jeune Libanais à la tête. Transporté à l’hôpital Rassoul el-Aazam, Mohammed Aïtaoui a aussitôt succombé à ses blessures.
« Les citoyens ne tolèrent plus l'anarchie »
Dans un communiqué, le président du Conseil municipal, Atef Mansour a réclamer de mettre un terme aux « affrontements entre bandes rivales de voleurs, de trafiquants de drogue et de personnes corrompues » qui portent atteinte à l’ordre public et « fauchent des vies innocentes ». Condamnant la mort du jeune homme, il a pointé du doigt « des éléments incontrôlables qui ne respectent pas la loi » et « ignorent les appels de la municipalité, des forces de l’ordre et des partis politiques ».
Il a invité les autorités « à déployer efficacement l'armée et les Forces de sécurité intérieure pour protéger les citoyens », précisant qu’il s’agit « d’une demande de tous sans exception ». « Les citoyens ne tolèrent plus l’anarchie, ni la destruction de leurs biens par des hors-la-loi », a-t-il prévenu dans un communiqué, rappelant avoir demandé l’intervention des forces de l’ordre plus d’une fois « pour contrôler la rue et faire face aux criminels qui sèment le chaos, (...) avant que la situation n'empire et que d'autres innocents ne tombent, l'État étant la seule partie qui devrait assurer la sécurité et la sûreté des citoyens sur tous les territoires libanais et les protéger de cette réalité amère ».
La banlieue sud de Beyrouth, où le Hezbollah est fortement implanté, a été massivement bombardée par l'aviation israélienne durant plus d'un an de conflit entre le Liban et l'État hébreu entre octobre 2023 et novembre 2024. De nombreux hors-la-loi trouvent souvent refuge dans ces quartiers, alors que les autorités peinent à assurer la sécurité dans cette région.




Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Ah bon ? Dans un précédent article, il m'a pourtant semblé lire que la banlieue sud était l'endroit le plus sûr !
13 h 00, le 03 mars 2025