La police municipale, l'armée et les forces de renseignement commencent à supprimer les violations de la propriété publique à Tripoli le 2 mars 2025. Photo Michel Hallak/L'Orient-Le Jour
La police municipale de Tripoli (Liban-Nord) a commencé dimanche à démanteler les étalages des commerces et d'autres constructions précaires qui empiètent sur le domaine public dans la seconde plus grande ville du pays, sous la supervision du chef de la police Rabih el-Hafez et avec le soutien des services de renseignement et des forces de l'armée libanaise, rapporte notre correspondant Michel Hallak.
Cette opération a été lancée suite à un affrontement armé qui a eu lieu samedi soir dans la zone du vieux marché aux légumes, près du pont de la rivière Abou Ali. L'échange de coups de feu, résultant d'un différend sur l'établissement d'étals de légumes et de fruits, a fait trois blessés, ajoute notre correspondant.
L'opération visait tous les étals de la zone, y compris ceux situés autour de l'entrepôt frigorifique de Beisar, de l'intersection du pont de la fleuve Abou Ali, de l'ancien marché aux légumes et des environs du cimetière de Beb al-Tebbané, tous situés à Tripoli.
En décembre 2022, à la suite d'une série d'incidents de sécurité, y compris des fusillades mortelles, le ministre de l'Intérieur Bassam Maoulaoui a mis en place un plan de sécurité pour le nord du Liban. Des patrouilles de police ont été déployées dans les rues à des fins de surveillance et de contrôle. Ce plan n'a toutefois pas empêché de nombreux incidents.
L'effondrement financier du Liban, qui a commencé en 2019, a porté un coup majeur à la situation sécuritaire et a fait exploser la pauvreté, dejà élevée au Liban-Nord.


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