Des Palestiniens rassemblés pour l'iftar, ou repas de rupture du jeûne, au premier jour du Ramadan à Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza, le 1er mars 2025. Photo AFP
L'Union européenne a critiqué dimanche le refus du Hamas d'accepter une extension de la première phase d'un accord de cessez-le-feu à Gaza, et le blocage de l'aide humanitaire par Israël qui en a résulté.
« L'UE condamne le refus du Hamas d'accepter la prolongation de la première phase de l'accord de cessez-le-feu à Gaza », a déclaré dans un communiqué Anouar El Anouni, porte-parole de l'UE aux Affaires étrangères et à la Politique sécuritaire, dénonçant aussi « la décision d'Israël de bloquer l'entrée de toute aide humanitaire à Gaza ». « L'UE appelle à une reprise rapide des négociations de la seconde phase du cessez-le-feu, et exprime son ferme soutien aux médiateurs », a-t-il ajouté.
« Un cessez-le-feu permanent contribuerait à la libération de tous les otages israéliens restants tout en créant les conditions nécessaires au début du rétablissement et de la reconstruction de Gaza », a estimé M. El Anouni, ajoutant que « toutes les parties ont la responsabilité politique de faire de ceci une réalité ».
Le mouvement islamiste palestinien a à plusieurs reprises rejeté une prolongation de la première phase de l'accord de cessez-le-feu, préférant passer à la seconde phase de l'accord qui pourrait permettre un arrêt permanent du conflit. L'UE a réitéré son appel à autoriser « un accès total, rapide, sûr et libre à l'aide humanitaire à grande échelle pour les Palestiniens dans le besoin, et à aider et permettre aux travailleurs humanitaires et aux organisations internationales d'agir efficacement et en sécurité dans Gaza ».
Israël a annoncé dimanche suspendre l'entrée de tous les biens et marchandises dans la bande de Gaza dévastée par la guerre, menaçant de « conséquences supplémentaires » si le Hamas n'acceptait pas d'étendre la première phase de l'accord de cessez-le-feu. En retour, le Hamas a accusé Israël de chercher à saper la trêve, qui est entrée en vigueur le 19 janvier et a globalement tenu depuis malgré des accusations mutuelles de violations du cessez-le-feu et l'absence d'accord sur ses prochaines phases.


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