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Société - Funérailles De Hassan Nasrallah

De Tripoli à Jounieh, cet autre Liban qui regarde ailleurs

Pour une partie des Libanais, les adieux à Hassan Nasrallah avaient tout d’une journée ordinaire.

De Tripoli à Jounieh, cet autre Liban qui regarde ailleurs

Un couple prend l'air sur la corniche de Tripoli, au Liban-Nord, le 23 février 2025. Stéphanie Khouri/L'Orient-Le Jour

Abou Saïd a peu d’égards pour les endeuillés du 23 février. Certes, « chacun est libre », concède-t-il. Mais, à ses yeux, Hassan Nasrallah est surtout l’homme responsable de la destruction du pays. Installé sur la corniche de Tripoli, la grande métropole sunnite du Liban-Nord, le sexagénaire originaire du quartier de Aïn el-Mreissé, à Beyrouth, passe le temps en fumant le narguilé. Entre deux aspirations, il conseille les badauds ayant bravé les températures glaciales pour louer une bicyclette : « 200 000 livres libanaises pour 20 minutes. » Hors de question pour lui de suivre l’enterrement de l’ancien secrétaire général du Hezbollah, assassiné par Israël dans sa récente guerre contre le parti chiite, ayant lieu au même moment dans la capitale. « A-t-on idée de regarder des fous ? » s’emporte-t-il. Lire aussi « Le sayyed est...
Abou Saïd a peu d’égards pour les endeuillés du 23 février. Certes, « chacun est libre », concède-t-il. Mais, à ses yeux, Hassan Nasrallah est surtout l’homme responsable de la destruction du pays. Installé sur la corniche de Tripoli, la grande métropole sunnite du Liban-Nord, le sexagénaire originaire du quartier de Aïn el-Mreissé, à Beyrouth, passe le temps en fumant le narguilé. Entre deux aspirations, il conseille les badauds ayant bravé les températures glaciales pour louer une bicyclette : « 200 000 livres libanaises pour 20 minutes. » Hors de question pour lui de suivre l’enterrement de l’ancien secrétaire général du Hezbollah, assassiné par Israël dans sa récente guerre contre le parti chiite, ayant lieu au même moment dans la capitale. « A-t-on idée de regarder des fous ? »...
commentaires (5)

iSi certains sont assez inconscients pour célébrer celui qui a fait détruire leurs maisons et les a jetés sur les routes, c’est leur problème, mais, en quoi les autres libanais peuvent-ils se sentir concernés?

Yves Prevost

10 h 35, le 25 février 2025

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Commentaires (5)

  • iSi certains sont assez inconscients pour célébrer celui qui a fait détruire leurs maisons et les a jetés sur les routes, c’est leur problème, mais, en quoi les autres libanais peuvent-ils se sentir concernés?

    Yves Prevost

    10 h 35, le 25 février 2025

  • Mais l'OLJ n'en a pas fini de nous saturer avec des articles ronflants sur les obsèques de cet enturbané barbu et ses "followers" ? De grâce passez donc à autre chose et parlez-nous plutôt des défis qui nous attendent pour revenir à une "forme de démocratie" débarassée des tenants de l'ancien régime qui peine à mourir.

    What a Guy !

    15 h 30, le 24 février 2025

  • Nasrallah avait compris que le Liban ne peut pas être islamisé. Il était la barrière vis à vis de l'Iran. Aujourd'hui avec BAFBAF l'iranien L'Iran n'a pas perdu espoir et son objectif est d'islamiser le pays.La meilleure méthode? Supprimer les fonctions chrétiennes en supprimant "la confessionalisation des postes" en passant par une "fausse laicité". Ensuite,ce sera la loi du nombre qui l'emportera : cad eux essentiellement ( les chiites et pq pas les sunnites). Le comble?les naifs au liban croient en la laicité. CHI3A CHI3A n'est pourtant pas loin, ils le revendiquent. Solution? LIBAN FEDERAL

    LE FRANCOPHONE

    13 h 59, le 24 février 2025

  • Evidemment. Personne de censé ne va penser à ce barbu qui a participé activement à la destruction du pays. Hormis les endoctrinés du hezbollah ou les paumés des autres partis. Au final, nous avons retrouvé sur les bancs les alliés du régime Assad qui enterraient surtout "leurs privilèges du passé" à l'époque des Assad. Aujourd'hui, ils se retrouvent seuls sans leurs 2 maîtres qui leur disaient quoi faire et que dire. Ni Assad, Ni Nasrallah, il ne reste que Kassem, du fond de son trou. Mais ce dernier a endossé un costume beaucoup plus large que sa taille et arrive à peine à se retrouver.

    LE FRANCOPHONE

    13 h 53, le 24 février 2025

  • Qu’est-ce qu’il y’a pire que ce constat- lapalissade ? Les Libanais pensent, aiment et détestent suivant leurs appartenances religieuses. Les partis politiques ne sont pas politiques puisqu’ils sont répartis selon les communautés. Nous sommes à des années lumières loin de la laïcité

    Hitti arlette

    10 h 02, le 24 février 2025

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