Le président français Emmanuel Macron à son arrivée à une réunion sur l'Ukraine au palais de l'Élysée, le 19 février 2025. Photo REUTERS/Stephanie Lecocq
Le président français Emmanuel Macron a tenu mercredi de nouvelles discussions internationales sur l'Ukraine, en faveur d'une « paix durable et solide » incluant Kiev et les Européens, face à Washington qui s'est lancé dans des pourparlers bilatéraux avec Moscou.
« Je viens à nouveau d'avoir une longue conversation avec plusieurs collègues de l'Union européenne, ainsi que le Canada, l'Islande et la Norvège. La position de la France et de ses partenaires est claire et unie. Nous souhaitons une paix en Ukraine qui soit durable et solide », a écrit le président sur X mercredi soir. Parallèlement, le président américain Donald Trump a confirmé mercredi soir la venue à Washington dès « lundi peut-être » de M. Macron.
L'Europe tente de se mobiliser face à la volonté de M. Trump de négocier seul la paix en Ukraine avec Vladimir Poutine, sans les y associer ni le président ukrainien Volodymyr Zelensky.
M. Macron a précisé que Paris et ses partenaires partagent « l'objectif, qui est aussi celui du Président @realDonaldTrump, de mettre fin à la guerre d'agression menée par la Russie depuis bientôt trois ans ». Mais il a ajouté que les efforts de paix initiés côté européen répondraient à des « principes »: « L'Ukraine devra toujours être associée et ses droits respectés ; la paix devra être durable et accompagnée de garanties robustes et crédibles ; les préoccupations de sécurité des Européens devront être prises en compte ».
En outre, il a souligné « la nécessité d'accroître nos dépenses et nos capacités de défense et de sécurité pour l'Europe et chacun de nos pays ».
L'Élysée avait évoqué une « réunion informelle en visioconférence » en présence du président par intérim de la Roumanie, Ilie Bolojan. Les chefs d'Etat ou de gouvernement de Belgique, Grèce, Slovénie, Tchéquie, Bulgarie, Croatie, Lettonie, Lituanie, Norvège, Suède, Finlande mais aussi Canada, ont annoncé leur participation.
Après avoir rassemblé les poids lourds de l'Union européenne lundi, Emmanuel Macron aura parlé aux 27 Etats-membres d'ici la fin de la semaine.
« Menace existentielle »
« Il y a eu une très forte convergence pour dire que la Russie constitue une menace existentielle pour les Européens », a martelé le président français. Mais côté américain, la charge de M. Trump affirmant mardi que Volodymyr Zelensky a commencé la guerre s'inscrit dans une série de propos « peu compréhensibles » qui interrogent sur la « cohérence » de la position américaine dans ce conflit, a déclaré de son côté mercredi la porte-parole du gouvernement français, Sophie Primas.
Mercredi, Donald Trump a poursuivi sur le même ton en qualifiant Volodymyr Zelensky de « dictateur sans élections ».
En dépit du consensus sur la menace russe, les débats restent vifs en Europe sur les réponses à lui apporter, notamment entre partisans et adversaires d'un déploiement militaire en Ukraine pour y faire appliquer un éventuel accord de paix.
« La France ne s'apprête pas à envoyer des troupes au sol, belligérantes dans un conflit, sur le front », a assuré le président français mardi, comme pour éteindre un possible début de polémique.
« Personne ne veut aujourd'hui envoyer de troupes en Ukraine. Ce n'est pas du tout d'actualité », a renchéri sur la radio privée RTL le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot. Mais « si nous restons aveugles à la menace, la ligne de front se rapprochera de plus en plus de nos frontières et nous serons un jour ou l'autre entraînés vers la guerre ».
À Bruxelles, les ambassadeurs des 27 ont approuvé mercredi un 16e paquet de sanctions contre la Russie.
Dans le même temps, Washington a semblé vouloir rassurer les Européens sur le fait qu'un accord ne se ferait pas totalement dans leur dos. Le secrétaire d'Etat américain, Marco Rubio, a convenu que l'UE aurait bien sa place à la table des négociations, ne serait-ce que sur la question des sanctions. Et l'envoyé spécial du président américain Donald Trump pour l'Ukraine, Keith Kellogg, est arrivé mercredi à Kiev pour sa première visite depuis sa nomination.
Le président français Emmanuel Macron a tenu mercredi de nouvelles discussions internationales sur l'Ukraine, en faveur d'une « paix durable et solide » incluant Kiev et les Européens, face à Washington qui s'est lancé dans des pourparlers bilatéraux avec Moscou.« Je viens à nouveau d'avoir une longue conversation avec plusieurs collègues de l'Union européenne, ainsi que le Canada, l'Islande et la Norvège. La position de la France et de ses partenaires est claire et unie. Nous souhaitons une paix en Ukraine qui soit durable et solide », a écrit le président sur X mercredi soir. Parallèlement, le président américain Donald Trump a confirmé mercredi soir la venue à Washington dès « lundi peut-être » de M. Macron.L'Europe tente de se mobiliser face à la volonté de M. Trump de négocier seul...


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