Un tyran ne pourra jamais être satisfait.
Il demeure un tyran, peu importe ce que l’on dit ou ce que l’on fait. Un tyran est aveuglé par sa soif de pouvoir et de richesse.
Il veut toujours avoir raison et trouve toujours des arguments pour se défendre et se justifier.
Un tyran n’a ni pitié ni scrupules.
Il semble presque schizophrène, déconnecté de la réalité qui l’entoure. Un tyran ne se préoccupe que de ses propres intérêts, ignorant ceux des autres.
Il incarne cette maxime en arabe qui dit : « Sur moi et sur mes ennemis, mon Dieu. »
Un tyran n’a pas d’amis véritables.
Un tyran n’a pas d’âme.
Il utilise la violence et la torture pour asseoir son pouvoir.
Il divise pour mieux régner.
Il terrorise et intimide même ses plus proches collaborateurs.
Un tyran est prêt à sacrifier tout, y compris l’avenir de son pays et de son peuple, pour préserver ses privilèges et ses prérogatives. Il est hypocrite, orgueilleux, arrogant et abject.
Un tyran demeure un tyran, quoi qu’il advienne. Il ne tolère pas la défaite.
Il ne reconnaît jamais la perte.
Il refuse de se retirer, de faire face à ses erreurs ou de présenter des excuses. Un tyran ne recule jamais, même lorsqu’il est défait.
Il ne tourne pas la page, il est emprisonné dans les carcasses d’un passé révolu.
Il confond histoire et mémoire, et son esprit est frappé d’une amnésie dangereuse.
Un tyran ne réalise pas ce qui se passe autour de lui. Il demeure un tyran, quoi qu’il en soit.
Et quand un tyran est défait, il devient encore plus dangereux qu’il ne l’était lorsqu’il était installé dans ses bases arrière, dans sa zone de confort. Un tyran défait devient plus violent.
Il est la pire des créatures, aveugle plus que jamais.
Il se livre à un hara-kiri politique, tirant sans discernement.
Il ne maîtrise plus ses émotions, et ses discours deviennent incohérents et anachroniques.
Il perd toute logique, sauf celle de sa défaite.
Ce tyran prétend toujours qu’il a vaincu, qu’il a défait son ennemi, alors qu’il est déjà un homme brisé.
L’histoire récente regorge d’exemples de tyrans défaits. Ces exemples montrent que les tyrans, une fois défaits, sont souvent plus dangereux dans leur déclin que lorsqu’ils sont au sommet de leur pouvoir. Leur incapacité à accepter leur chute, leur refus de reconnaître leurs erreurs et leur dépendance à la violence pour maintenir leur contrôle font d’eux des figures tragiques et dangereuses. Les tyrans défaits sont souvent déconnectés de la réalité, comme en témoignent leurs comportements irrationnels et leurs discours incohérents.
Jean-Pierre CHELHOT
Montréal, Canada
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