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Joumblatt chez Berry : « Il est temps d'arrêter cette surenchère politique »


Joumblatt chez Berry : « Il est temps d'arrêter cette surenchère politique »

Le chef druze Walid Joumblatt, accompagné du député du Parti socialiste progressiste (PSP), Waël Abou Faour, reçu par le président du Parlement, Nabih Berry, à Aïn el-Tiné, le 17 février 2025. Photo Ani.

Le chef druze Walid Joumblatt, accompagné du député du Parti socialiste progressiste (PSP), Waël Abou Faour, a été reçu lundi par le président du Parlement, Nabih Berry, à Aïn el-Tiné, où ils ont abordé plusieurs dossiers, dont celui des avions de la compagnie nationale iranienne Mahan Air, empêchés d'atterrir à Beyrouth à la suite d'une demande du ministère libanais des Transports, dont le ministre, Fayez Rassamny, fait partie de la quote-part du PSP dans le nouveau gouvernement.

« En attendant que le gouvernement obtienne la confiance du Parlement, le ministre des Travaux publics ne doit pas être tenu responsable de tout ce qui concerne les avions iraniens », a déclaré M. Joumblatt. « Le ministre des Travaux publics porte la responsabilité technique des avions, mais la question de l'inspection et de la vérification des matériaux ou de tout sujet de contrebande relève du ministère de l'Intérieur, car le dispositif de sécurité de l'aéroport s'en charge, a-t-il précisé. Il est temps d'arrêter cette surenchère politique. »

Plus tôt dans la journée, le Liban a annoncé la prolongation sine die de la suspension des vols en provenance et vers l'Iran. La porte-parole de la présidence, Najat Charafeddine, a indiqué que « le ministre des Travaux publics et des Transports avait été chargé de prolonger la suspension des vols en provenance et vers l'Iran », après une première suspension jusqu'au 18 février. Le Hezbollah avait appelé dimanche le gouvernement libanais à revenir sur sa décision d'interdire l'atterrissage d'avions iraniens et demandé qu'il « prenne des mesures sérieuses pour empêcher l'ennemi israélien d'imposer ses diktats et de violer la souveraineté nationale ».

Par ailleurs, en abordant le cessez-le-feu conclu entre le Liban et Israël, M. Joumblatt a souligné que le maintien de l'armée israélienne sur cinq points stratégiques « constitue une violation de l'accord, ni plus ni moins ». Un porte-parole de l'armée israélienne a déclaré lundi que celle-ci maintiendrait un « petit nombre de soldats » sur cinq sites stratégiques du Liban-Sud après l’expiration du délai fixé au 18 février pour le retrait total de ses troupes. Les cinq points où l'armée israélienne souhaite maintenir sa présence après le 18 février sont la colline el-Hamamès, dans le caza de Marjeyoun, Labouné/Alma el-Chaab, dans le caza de Tyr, Jabal Blat, aux abords de Ramiyé, ainsi que Jal el-Deir, au sud de Aïtaroun, tous deux situés dans le caza de Bint Jbeil, et enfin une position récemment établie le long de la route Markaba-Houla, dans le caza de Marjeyoun.

Enfin, M. Joumblatt a assuré que la relation entre lui et M. Berry « restera très forte et se poursuivra ». « Je le dis car il y a eu une période de rupture due à la guerre et à la formation du gouvernement », a-t-il expliqué. Alors que le Premier ministre Nawaf Salam tentait de former son gouvernement, M. Joumblatt avait plaidé, en pleine crise politique autour de l'attribution du ministère des Finances au tandem chiite Hezbollah-Amal, en faveur du principe de rotation des portefeuilles. Il répondait alors aux propos de M. Berry, qui avait réaffirmé que le ministère des Finances était un droit accordé à la communauté chiite depuis l’adoption de la Constitution issue de l'accord de Taëf (1989), soulignant qu'il serait « erroné » de dire que la Constitution consacre un tel privilège. 

Le chef druze Walid Joumblatt, accompagné du député du Parti socialiste progressiste (PSP), Waël Abou Faour, a été reçu lundi par le président du Parlement, Nabih Berry, à Aïn el-Tiné, où ils ont abordé plusieurs dossiers, dont celui des avions de la compagnie nationale iranienne Mahan Air, empêchés d'atterrir à Beyrouth à la suite d'une demande du ministère libanais des Transports, dont le ministre, Fayez Rassamny, fait partie de la quote-part du PSP dans le nouveau gouvernement.« En attendant que le gouvernement obtienne la confiance du Parlement, le ministre des Travaux publics ne doit pas être tenu responsable de tout ce qui concerne les avions iraniens », a déclaré M. Joumblatt. « Le ministre des Travaux publics porte la responsabilité technique des avions, mais la question de l'inspection et de...