Des Palestiniens dans une rue de Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza, le 13 février 2025. Photo REUTERS/Mahmoud Issa
Le gouvernement israélien a déclaré jeudi que le Hamas était tenu de libérer samedi « trois otages vivants » captifs dans la bande de Gaza, précisant que ses menaces de reprendre la guerre contre le mouvement islamiste palestinien ne valaient qu'en cas de non respect de cette clause.
Le cadre de l'accord « stipule clairement que trois otages vivants doivent être relâchés samedi par les terroristes du Hamas », a déclaré David Mencer, porte-parole du gouvernement, lors d'un point de presse en ligne.
« Si le Hamas ne respecte pas l'accord [...] s'ils violent l'accord et ne libèrent pas nos otages [...] nous avons déjà amassé des forces à l'intérieur et autour de Gaza, donc si ces trois-là ne sont pas relâchés, si le Hamas ne rend pas nos otages, d'ici à samedi midi, le cessez-le-feu prendra fin », a-t-il ajouté.
Ces propos précisent la nature de la menace agitée mardi par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, après que le Hamas, accusant Israël de violer les termes de l'accord de trêve, avait annoncé, la veille, reporter « jusqu'à nouvel ordre » le prochain échange de prisonniers avec Israël, devant avoir lieu samedi.
« Si le Hamas ne libère pas nos otages d'ici à samedi midi, le cessez-le-feu prendra fin et (l'armée israélienne) reprendra des combats intenses jusqu'à ce que le Hamas soit définitivement battu », avait déclaré M. Netanyahu, sans préciser s'il parlait de tous les otages captifs à Gaza ou du petit groupe d'otages censé être libéré samedi.
Avant que M. Mencer ne s'exprime, et à la suite de discussions avec les médiateurs égyptiens et qataris, le Hamas a confirmé jeudi son engagement à libérer des otages selon « le calendrier prévu », laissant présager d'un nouvel échange d'Israéliens captifs à Gaza contre des Palestiniens détenus par Israël samedi.
Depuis l'entrée en vigueur de la trêve le 19 janvier, 16 otages israéliens et 765 prisonniers palestiniens ont été libérés, sur un total de 33 otages et 1.900 détenus devant l'être d'ici début mars dans le cadre de l'accord de trêve.
Cinq otages thaïlandais ont également été libérés par le Hamas, hors accord.


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