Des ambulances égyptiennes traversent le poste frontière de Rafah en direction de la bande de Gaza, le 1er février 2025, pour transporter des patients palestiniens hors de la bande de Gaza, suite à la réouverture de ce point de passage clé dans le cadre d'un accord de cessez-le-feu. Photo AFP/KEROLOS SALAH
L'aide humanitaire entrant dans Gaza depuis le cessez-le-feu du 19 janvier a connu « une augmentation massive », a indiqué jeudi un haut responsable de l'ONU, qui se rend dans le territoire palestinien. « Nous avons fait entrer plus de 10.000 camions au cours des deux semaines qui ont suivi le cessez-le-feu, ce qui représente une augmentation massive », a écrit Tom Fletcher, le patron de l'agence de coordination de l'aide humanitaire des Nations unies (Ocha) sur X.
Après plus de 15 mois de guerre entre Israël et le mouvement islamiste Hamas, la bande de Gaza et ses plus de 2 millions d'habitants connaissent une crise humanitaire sans précédent.
Jusqu'au cessez-le-feu, l'aide humanitaire ne rentrait qu'au compte goutte -une poignée de camions en moyenne par jour- sur le territoire où étaient apparus des cas de malnutrition sévère.
Des quantités très insuffisantes pour subvenir aux besoins de la population en alimentation, produits de premières nécessité et de santé. Avant la guerre, déclenchée par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël le 7-Octobre, quelque 500 camions entraient en moyenne à Gaza tous les jours.
Les forces israéliennes ont le contrôle de tout ce qui entre ou sort du territoire palestinien et l'ONU et les ONG n'ont eu de cesse de se plaindre des restrictions appliquées à l'aide humanitaire en quantité et en qualité. Les autorités israéliennes sont particulièrement strictes sur tout ce qui à leurs yeux pourrait avoir un double usage et servir aux combattants du Hamas, comme le carburant par exemple.


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