Des secouristes de la Croix-Rouge libanaise sur le site d’une frappe israélienne à Aïto, au Liban-Nord, le 14 octobre 2024. Fathi al-Masri/AFP
Le ministère de la Santé a publié jeudi un rapport détaillé et actualisé des attaques israéliennes contre le secteur de la santé au cours de la guerre au Liban.
Ce bilan, détaillé par localités, s’appuie sur des données récoltées du « 8 octobre 2023 au 27 janvier 2025 », alors que les frappes et tirs de l’armée israélienne se sont poursuivis au Liban-Sud depuis l’entrée en vigueur de l’accord de cessez-le-feu fin novembre, devant mettre fin aux hostilités entre Israël et le Hezbollah. Censé durer 60 jours, le délai d’application du cessez-le-feu a été prolongé de trois semaines à la demande des Israéliens.
Le rapport recense notamment les frappes ayant à la fois visé les différents types d’établissement affiliés au secteur de santé : les hôpitaux, les centres de soins primaires ainsi que les centres locaux d’associations de secouristes, auxquelles s’ajoutent celles contre les véhicules utilisés par le personnel soignant et les secouristes.
223 soignants et secouristes tués au total
Dans son introduction, ce rapport souligne que la publication de ces chiffres constitue « un hommage à la mémoire des soignants qui ont sacrifié leur vie en accomplissant leur mission de soins et de secours » visant à « réclamer justice » pour ces victimes et pour que ces « violations du droit international humanitaire ne soient ni ignorées, ni oubliées, ni répétées ».
Lors de sa conférence de presse donnée le 4 décembre dernier, le ministre Firas Abiad a indiqué que sur les 4 047 tués au Liban recensés jusqu’alors figuraient 223 membres du personnel de santé, en plus de 330 blessés.
Ce rapport affine ces chiffres généraux en précisant que sur les 368 attaques israéliennes recensées au total, 237 ont été menées contre des centres et des véhicules de secouristes, 68 contre des hôpitaux et 63 contre des centres de soins primaires.
Sur les 38 centres hospitaliers touchés, l’hôpital gouvernemental de Tebnine (Bint Jbeil) a été le plus ciblé, avec pas moins de 10 frappes reçues.
Le rapport indique également que toutes ces attaques ont été enregistrées au Liban-Sud, dans la Békaa et dans la banlieue sud de Beyrouth, les trois zones ayant très majoritairement été ciblées par les frappes aériennes de l’armée israélienne.
La plupart d’entre elles se concentrent sur quatre des cinq cazas du Liban-Sud, à savoir ceux de Bint Jbeil, Marjeyoun, Nabatiyé et Tyr, qui concentrent à eux seuls près de 80 % des attaques recensées.
La première frappe contre des secouristes a été enregistrée dès le 5 novembre 2023, contre une ambulance à Jibbein (Tyr) alors que celle contre un établissement hospitalier remonte au 27 mai 2024, contre l’hôpital Salah Ghandour de Bint Jbeil.
Ci-dessous le rapport détaillé par catégorie :
Concernant les associations de secours :
Nombre d’attaques : 237
Nombre de tués : 201
Nombre de blessés : 253
Nombre de centres visés : 67
Nombre d’ambulances ciblées : 177
Nombre de camions de pompiers ciblés : 59
Nombre de véhicules de sauvetage ciblés : 18.
Concernant les hôpitaux :
Nombre d’attaques contre les hôpitaux : 68
Nombre d’hôpitaux ciblés : 38
Nombre d’hôpitaux fermés : 8
Nombre d’hôpitaux partiellement opérationnels : 7
Nombre d’hôpitaux toujours fermés de force : 2
Nombre de tués : 16
Nombre de blessés : 74
Nombre de véhicules endommagés : 25.
Concernant les centres de soins de santé primaires :
Nombre d’agressions contre les centres : 63
Nombre de centres fermés de force : 58
Nombre de centres totalement détruits : 10
Nombre de centres partiellement détruits : 50.





Il fallait y penser avant. Maintenant ils comptent sur le nouveau ministre qu’ils veulent imposer pour réparer au plus vite leurs destructions afin de calmer la colère de leurs partisans. Tout ça aux dépens des autres libanais qui eux peuvent encore attendre pour obtenir le strict minimum sachant qu’ils se tiennent toujours à carreaux attendant les miettes.
11 h 36, le 31 janvier 2025