L'épave de véhicules brûlés est visible à l'ambassade du Rwanda un jour après l'attaque du bâtiment lors d'une manifestation contre l'escalade du conflit dans l'est de la République démocratique du Congo à Kinshasa, le 29 janvier 2025. Photo Hardy BOPE / AFP
Les Etats-Unis ont ordonné le départ de leurs employés non essentiels de la République démocratique du Congo, après les manifestations ayant ciblé des ambassades occidentales pour protester contre les violences dans l'est du pays, a indiqué mercredi le département d'Etat.
Evoquant les manifestations et l'insécurité générale, le département d'Etat a déclaré, dans un communiqué, qu'il avait « ordonné le départ des employés non essentiels du gouvernement américain et de tous les membres de leur famille éligibles ».
Les Etats-Unis avaient déjà appelé mardi leurs ressortissants à quitter le pays et conseillé aux Américains de ne pas se rendre en RDCongo, où le groupe armé antigouvernemental M23 et les troupes rwandaises contrôlent la quasi-totalité de Goma, grande ville de l'est du pays.
Plus tôt mercredi, le département d'Etat a confirmé que des manifestations violentes avaient éclaté près de « plusieurs installations du gouvernement américain » à Kinshasa ainsi que d'autres ambassades internationales les jours précédents.
Le nouveau secrétaire d'Etat américain Marco Rubio s'est entretenu mardi avec le président rwandais Paul Kagame et « exhorté à un cessez-le-feu immédiat dans la région et à ce que toutes les parties respectent l'intégrité territoriale souveraine » de la RDC, selon le département d'Etat.
Les Etats-Unis sont « profondément troublés par l'escalade du conflit en cours dans l'est de la RDC, en particulier par la chute de Goma aux mains du groupe armé M23 soutenu par le Rwanda », a-t-on ajouté.


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