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Liban: première visite d'un chef de la diplomatie saoudienne depuis près de 15 ans


Le chef de la diplomatie saoudienne s'est dit "confiant" jeudi dans la capacité des nouveaux dirigeants libanais à mener "les réformes nécessaires", à l'occasion de la première visite d'un haut responsable saoudien au Liban depuis 15 ans, après plusieurs années de relations tendues.

"Nous avons une grande confiance dans la capacité du (..) président et du Premier ministre désigné à mettre en place les réformes nécessaires pour renforcer la sécurité, la stabilité et l'unité du Liban", a déclaré Fayçal ben Farhane.

Ces réformes sont le préalable au déblocage des aides pour reconstruire le pays, plongé dans une profonde crise économique et qui sort d'une guerre dévastatrice entre le Hezbollah pro-iranien et Israël. 

Beyrouth cherche l'aide des riches pays du Golfe pour sortir le Liban du marasme.

L'Arabie saoudite, première économie arabe, était un investisseur majeur au Liban, mais les relations entre les deux pays s'étaient détériorées au cours de la dernière décennie en raison de l'influence croissante du Hezbollah. 

"Le Royaume envisage avec optimisme l'avenir du Liban dans le contexte des réformes promises" par le nouveau président, a dit M. ben Farhane qui s'adressait aux journalistes après un entretien avec le chef de l'Etat, Joseph Aoun, élu le 9 janvier et qui a chargé Nawaf Salam de former un gouvernement.

"La mise en œuvre de ces réformes renforcerait la confiance des partenaires du Liban et ouvrirait la voie au rétablissement de sa place naturelle dans son environnement arabe", a-t-il ajouté.

L'élection de M. Aoun, l'ancien commandant en chef de l'armée, a mis fin à une vacance de plus de deux ans au sommet de l'Etat dans un contexte de profonde crise économique et politique.

- "Vraies actions" -

Avant sa visite, le ministre saoudien avait jugé l'élection de M. Aoun "extrêmement positive", soulignant cependant que le royaume attendait de voir un réel changement avant de s'engager davantage avec Beyrouth. 

"Nous aurons besoin de voir de vraies actions (..) de vraies réformes (..) afin que nous puissions accroître notre engagement", avait-il dit au Forum économique mondial de Davos. "Ce que j'ai vu jusqu'à présent et ce que nous avons entendu au Liban me permettent d'être très optimiste".

Selon les analystes, le soutien de dernière minute de Ryad a été décisif pour élire M. Aoun. 

Ce dernier a déclaré que son premier voyage officiel à l'étranger serait en Arabie saoudite, après un appel du prince héritier Mohammed ben Salmane qui l'a invité à se rendre au royaume.

En prêtant serment le 9 janvier, Joseph Aoun avait promis d'ouvrir "une nouvelle ère", où l'Etat aurait "le monopole des armes", dans un pays où le Hezbollah est le seul groupe à avoir conservé ses armes après la fin de la guerre civile (1975-1990).

Il avait en outre promis d'adopter une "politique de neutralité positive" et de nouer "les meilleures relations avec les pays arabes frères".

Selon des analystes, l'affaiblissement de l'Iran et ses alliés dans la région a permis l'élection d'un président jouissant de la confiance de la communauté internationale.

Les relations entre le Liban et l'Arabie s'étaient notamment tendues depuis 2016, lorsque l'Arabie saoudite avait interrompu son aide de trois milliards de dollars à l'armée libanaise, disant protester contre des prises de position inspirées selon elle par le Hezbollah.

En novembre 2017, le Premier ministre de l'époque, Saad Hariri, avait annoncé à la surprise générale sa démission depuis Ryad, accusant le Hezbollah et l'Iran de "mainmise" sur son pays. 

Ryad avait démenti avoir forcé M. Hariri à quitter ses fonctions et l'avoir retenu contre son gré.

En 2021, les États du Golfe, dont l'Arabie saoudite avaient rappelé leurs ambassadeurs à Beyrouth après les propos d'un ministre libanais critiquant l'intervention militaire de l'Arabie saoudite au Yémen. 

Ryad avait également suspendu les importations de fruits et légumes en provenance du Liban en avril de la même année, affirmant que les cargaisons étaient utilisées pour le trafic de drogue et accusant Beyrouth d'inaction.

Un an plus tard, Ryad annonçait rétablir son ambassadeur à Beyrouth.

lk-aya/jos/at/feb

© Agence France-Presse

Le chef de la diplomatie saoudienne s'est dit "confiant" jeudi dans la capacité des nouveaux dirigeants libanais à mener "les réformes nécessaires", à l'occasion de la première visite d'un haut responsable saoudien au Liban depuis 15 ans, après plusieurs années de relations tendues.

"Nous avons une grande confiance dans la capacité du (..) président et du Premier ministre désigné à mettre en place les réformes nécessaires pour renforcer la sécurité, la stabilité et l'unité du Liban", a déclaré Fayçal ben Farhane.

Ces réformes sont le préalable au déblocage des aides pour reconstruire le pays, plongé dans une profonde crise économique et qui sort d'une guerre dévastatrice entre le Hezbollah pro-iranien et Israël. 

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