Cette photo prise depuis Sdérot montre de la fumée s'élevant au-dessus des bâtiments endommagés et détruits dans le nord de la bande de Gaza, le 19 janvier 2025/ Photo Jalaa Marey/ AFP
Le Qatar a déclaré mardi que Israël et le Hamas devraient faire preuve de « bonne foi » pour une paix durable, au troisième jour d'une trêve fragile dans la bande de Gaza. « S'ils s'engagent dans cette voie de bonne foi, cela durera et, espérons-le, conduira à la phase deux, à un cessez-le-feu permanent », a déclaré au Forum économique de Davos le Premier ministre Mohammad ben Abdelrahmane Al-Thani, dont le pays est l'un des médiateurs entre Israël et le Hamas.
L'entrée en vigueur dimanche de la première phase de la trêve -qui doit durer six semaines- a marqué le début d'un processus encore incertain devant mettre en principe fin à 15 mois de guerre à Gaza, déclenchée par une attaque sans précédent du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023.
« Nous sommes confiants dans l'accord en ce qui concerne son contenu et le fait que nous avons réglé toutes les questions importantes sur la table », a déclaré plus tôt le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed al-Ansari, tout en reconnaissant sa fragilité. « La moindre violation par l'une des parties ou une décision politique (... ) pourrait évidement conduire à (son) effondrement », a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse à Doha.
Lundi, le nouveau président américain Donald Trump s'est dit « pas sûr » que la trêve tienne. « L'administration Trump (...) était très favorable à cet accord », a souligné le responsable qatari. « Nous pensons, à travers les contacts que nous avons avec elle, qu'elle croit en cet accord ». L'accord prévoit dans sa première phase une cessation des hostilités et l'échange de 33 otages israéliens contre environ 1.900 prisonniers palestiniens.
Dimanche, trois otages israéliennes ont été libérées avant la libération aux premières heures de lundi de 90 détenus palestiniens. Le Hamas doit libérer samedi quatre autres otages israéliennes, selon le Hamas.
Au delà de la première phase de six semaines, doit commencer une seconde phase dont les contours sont encore en cours de négociations entre Israël et le Hamas, via les médiateurs qatari, américain et égyptien. L'arrêt des violences et le retour des déplacés palestiniens à Gaza chez eux « est ce qui nous rend confiant », mais la communauté internationale ne doit pas « considérer cet accord comme acquis », a estimé M. Ansari.


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