Le chef du Courant patriotique libre Gebran Bassil au cours de l'interview accordée à la chaîne LBCI, le 7 janvier 2025. Capture d'écran
Le chef du Courant patriotique libre Gebran Bassil a indiqué mardi, dans une interview accordée à la chaîne LBCI, qu'il espérait que le tandem chiite (Amal-Hezbollah) porterait son choix sur Jihad Azour, à la veille de l'élection présidentielle prévue le 9 janvier.
« Nous appelons à un candidat de consensus, et il est tout à fait naturel que le nom de (l’ancien ministre Jihad) Azour soit proposé par nous, car nous le considérons comme une figure de compromis. Lorsque le tandem chiite a rejeté ce nom, celui-ci est devenu un symbole de confrontation. J'espère qu'ils finiront par accepter cette proposition », a déclaré le leader aouniste.
Les déclarations de M. Bassil interviennent alors que plus tôt dans la journée, le chef des Forces libanaises Samir Geagea avait affirmé qu'il était « prêt à examiner » une candidature du commandant en chef de l'armée libanaise, le général Joseph Aoun, si le camp du Hezbollah lui annonçait son soutien. Wafic Safa, chargé de l'unité de liaison du parti chiite, avait déjà déclaré que son parti ne posait pas de veto à la candidature de Joseph Aoun.
Gebran Bassil a lui rappelé que son parti avait dès le départ rejeté la candidature du général Joseph Aoun, estimant qu'elle était « contraire à la Constitution ». « Nous sommes d'accord avec l'opposition sur plusieurs noms, mais l'essentiel est d'aboutir à un nom qui puisse faire consensus avec le tandem chiite, car il est désormais temps de privilégier l'unité plutôt que la division », a-t-il également affirmé.
Enfin, M. Bassil s'est dit « préoccupé par tout acte visant à empêcher la session de jeudi, qu'il soit d'ordre sécuritaire ou politique ». « C'est pourquoi j'appelle à assurer le quorum et à parvenir à un consensus avant la séance électorale », a-t-il ajouté.
Le Liban est sans président depuis la fin du mandat de Michel Aoun, fin octobre 2022. Aucune des séances parlementaires organisées depuis cette date n'a pu aboutir, en raison de divergences persistantes entre les différentes forces politiques. Le président du Parlement Nabih Berry n'a plus convoqué de séance électorale depuis plusieurs mois, alors que la guerre faisait rage entre Israël et le Hezbollah. Il a cette fois officialisé la convocation des députés dans l'hémicycle pour une séance électorale jeudi à 11h.


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