Une édition spéciale du journal satirique français Charlie Hebdo devant les anciens bureaux de Charlie Hebdo lors des commémorations marquant les 10 ans de l'attaque contre le journal à Paris, le 7 janvier 2025. Photo Ludovic MARIN / POOL / AFP.
Accusé de tentatives d'assassinats et de participation à une association de malfaiteurs terroriste pour avoir violemment agressé en 2020 deux personnes avec un hachoir devant les anciens locaux du journal satirique Charlie Hebdo à Paris, le Pakistanais Zaheer Mahmood réfute l'appellation de "terroriste".
S'exprimant devant la cour d'assises spéciale des mineurs de Paris dans un français hésitant ou en ourdou, Zaheer Mahmood, 29 ans, a de nouveau exprimé mardi des regrets à l'égard de ses victimes sans effacer les doutes sur ses motivations.
Son examen de personnalité révèle un homme sous l'emprise, à l'époque des faits, de l'imam Khadim Hussain Rizvi, fondateur au Pakistan d'un parti islamiste radical prônant la peine de mort par décapitation pour les "blasphémateurs".
L'enquête a notamment démontré que Zaheer Mahmood écoutait assidûment les prêches incendiaires de l'imam, décédé en novembre 2020.
Zaheer Mahmood explique que c'est dans une prison française qu'un imam lui a appris que le Coran n'appelait pas au meurtre. "Je lis le Coran en arabe mais je ne le comprends pas", dit-il.
Zaheer Mahmood qui visait des salariés de Charlie Hebdo -il ignorait que l'hebdomadaire avait déménagé après les attentats du 7 janvier 2015- a grièvement blessé deux employés de l'agence de presse Premières Lignes qui se trouvaient sous le porche des anciens locaux de Charlie Hebdo.
Les deux victimes, une femme de 28 ans et un homme de 32 ans, ont été grièvement blessées au visage sous les coups de hachoir de l'accusé.
Avec ses cinq amis coaccusés, poursuivis eux pour association de malfaiteurs terroriste, Zaheer Mahmood possèdent de nombreux points communs.
Les six accusés, dont trois étaient mineurs au moment des faits, sont originaires de la même région rurale du Pendjab. Ils sont arrivés clandestinement en France, sous une fausse identité, entre 2018 et 2019.
Quand en septembre 2020 une vague de haine déferle sur les réseaux sociaux et dans plusieurs pays musulmans dont le Pakistan après la nouvelle publication par Charlie Hebdo des caricatures de Mahomet, Zaheer Mahmood qui se décrit lui-même comme "sensible" et trop "susceptible" est "en colère".
Le procès est prévu jusqu'au 24 janvier.
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© Agence France-Presse
S'exprimant devant la cour d'assises spéciale des mineurs de Paris dans un français hésitant ou en ourdou, Zaheer Mahmood, 29 ans, a de nouveau exprimé mardi des regrets à l'égard de ses victimes sans effacer les doutes sur ses motivations.
Son examen de personnalité révèle un homme sous l'emprise, à l'époque des faits, de l'imam Khadim Hussain Rizvi, fondateur au Pakistan d'un parti islamiste radical prônant la peine de mort par décapitation pour les...

