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Culture - Cérémonie

Talal Haïdar : l’hommage au poète, de son vivant

Une cérémonie aura lieu lundi 6 janvier au théâtre Caracalla en présence du taquineur de muse baalbeckiote.

Talal Haïdar : l’hommage au poète, de son vivant

Le poète libanais Talal Haïdar. Joseph Eid/AFP

Renommé pour sa poésie en dialecte libanais, qui reflète profondément la culture et la nature de son pays natal, le poète Talal Haïdar est né le 22 août 1937 à Baalbeck. Il a grandi entouré de la nature et des traditions rurales, des éléments qui influenceront plus tard son œuvre poétique. Son père, propriétaire de vastes terres, a vendu une grande partie de ses propriétés pour assurer l’éducation de ses enfants. Après avoir déménagé avec sa famille à Tripoli en 1948, Haïdar a poursuivi des études en philosophie, d’abord au Liban, puis à l’Université de la Sorbonne en France. À son retour au pays du Cèdre, il a brièvement enseigné, mais a rapidement quitté cette profession, estimant que ses aspirations ne pouvaient être confinées à une salle de classe.

Haïdar a commencé à écrire de la poésie dès son jeune âge, s’inspirant de la nature et de la vie quotidienne. Il est particulièrement connu pour ses poèmes en dialecte libanais, une démarche qui vise à rapprocher la poésie du peuple et à refléter fidèlement la culture locale. Ses œuvres ont été interprétées par des artistes de renom tels que Feyrouz, qui a chanté son poème Wahdon composé par Ziad Rahbani.

En plus de la poésie, Haïdar a contribué au théâtre libanais. Il a coécrit la pièce Une principauté de ce temps avec le poète et écrivain Saïd Akl et a collaboré avec la troupe Caracalla sur plusieurs productions. Il a également travaillé comme rédacteur en chef de la revue Dhafra à Abou Dhabi et a écrit pour des publications telles que an-Nahar al-Arabi wal-Duwali et al-Mawkif  à Paris. Au cours de sa carrière, Haïdar a rencontré des figures littéraires influentes, notamment le poète et artiste français aux multiples talents Jean Cocteau à Baalbeck en 1956. Ces interactions ont enrichi sa perspective artistique et contribué à façonner son style unique, qui mêle des influences locales et internationales. Parmi ses publications, on compte Le Vendeur de temps (1999) et Le Secret du temps (2009).

La poésie de Talal Haïdar est célébrée pour sa capacité à toucher le cœur du public, transcendant les barrières linguistiques et culturelles. En reconnaissance de sa contribution à la littérature et à la culture, Haïdar a reçu à deux reprises le prix Saïd Akl.

Aujourd’hui, il demeure une figure emblématique de la poésie libanaise, son œuvre reflétant la richesse et la complexité de l’âme humaine. Il sera honoré par le ministère libanais de l’Information ce lundi, au théâtre Caracalla (Horch Tabet), avec des discours du ministre Ziad Makary, du poète Shawqi Bazi’, de l’artiste Marcel Khalifé et d’autres admirateurs.

Lundi 6 janvier à 16 heures – Théâtre Caracalla (Horch Tabet).

Pour plus d’informations : 76/880388.

Renommé pour sa poésie en dialecte libanais, qui reflète profondément la culture et la nature de son pays natal, le poète Talal Haïdar est né le 22 août 1937 à Baalbeck. Il a grandi entouré de la nature et des traditions rurales, des éléments qui influenceront plus tard son œuvre poétique. Son père, propriétaire de vastes terres, a vendu une grande partie de ses propriétés pour assurer l’éducation de ses enfants. Après avoir déménagé avec sa famille à Tripoli en 1948, Haïdar a poursuivi des études en philosophie, d’abord au Liban, puis à l’Université de la Sorbonne en France. À son retour au pays du Cèdre, il a brièvement enseigné, mais a rapidement quitté cette profession, estimant que ses aspirations ne pouvaient être confinées à une salle de classe.Haïdar a commencé à écrire de la poésie...
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