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Monde - Syrie

Les chefs de la diplomatie française et allemande à Damas pour rencontrer Ahmad el-Chareh

Barrot a entamé sa visite par une rencontre avec les représentants religieux de la communauté chrétienne. Il se rendra ensuite avec Baerbock à Saydnaya. 

Le ministre français des Affaires étrangères quittant Aïn el-Tiné après une réunion avec le chef du Parlement libanais, Nabih Berry, le 2 janvier 2025. Photo AFP

Les chefs de la diplomatie française et allemande doivent rencontrer vendredi à Damas le dirigeant syrien Ahmad al-Chareh, première visite à ce niveau de responsables des grandes puissances occidentales aux nouvelles autorités syriennes dont les premiers pas sont scrutés avec attention.

Jean-Noël Barrot est arrivé vendredi matin à Damas, selon des journalistes de l'AFP sur place. Son homologue allemande, Annalena Baerbock, l'a rejoint pour cette visite « sous mandat de l'Union européenne », a-t-elle indiqué.

« Ensemble, la France et l'Allemagne se tiennent aux côtés du peuple syrien, dans toute sa diversité », a écrit vendredi sur le réseau social X le ministre français des Affaires étrangères. Il a souligné que les deux pays voulaient « favoriser une transition pacifique et exigeante au service des Syriens et pour la stabilité régionale ». « C'est un espoir réel, mais c'est un espoir fragile », a ajouté le ministre, alors qu'il se trouvait au siège de l'ambassade de France à Damas, selon des journalistes de l'AFP.

Les deux ministres rencontreront conjointement Ahmad el-Chareh, à la tête d'une coalition dirigée par son groupe islamiste radical, Hay'at Tahrir el-Cham (HTC), qui a chassé du pouvoir le président Bachar el-Assad, le 8 décembre.

« Mon voyage d'aujourd'hui, avec mon homologue français et au nom de l'UE, est un signal clair adressé aux Syriens: un nouveau départ politique entre l'Europe et la Syrie, entre l'Allemagne et la Syrie est possible », a dit pour sa part Mme Baerbock. « C'est avec cette main tendue, mais aussi avec des attentes claires à l'égard des nouveaux dirigeants, que nous nous rendons aujourd’hui à Damas ».

Dignitaires chrétiens 

Jean-Noël Barrot a d'abord entamé sa visite par une rencontre avec les représentants religieux de la communauté chrétienne, inquiète de l'arrivée des islamistes au pouvoir. Les deux ministres se sont notamment rendus, avant leur entretien avec le nouveau dirigeant syrien, à la prison de Saydnaya, près de Damas, symbole de la répression de masse du pouvoir de Bachar el-Assad.

Des dirigeants de nombreux pays arabes ou occidentaux se précipitent à Damas depuis la chute de Bachar el-Assad, rompant l'isolement de qui été imposé à la Syrie depuis qu'il a réprimé dans le sang un soulèvement populaire en 2011.

La France avait déjà dépêché le 17 décembre des émissaires auprès des nouvelles autorités et le drapeau tricolore flotte désormais sur son ambassade, fermée en 2012. L'Allemagne, dont l'ambassade est également fermée depuis 2012, avait envoyé des émissaires le même jour, afin de nouer des contacts avec les autorités de transition, dont les premiers pas au pouvoir sont observés avec prudence.

Face au défi d'unifier le pays, Ahmad el-Chareh s'est engagé à dissoudre les factions armées, notamment le groupe HTC. Il a annoncé son intention de convoquer un dialogue national, sans en préciser la date ni qui y serait convié, et indiqué que l'organisation d'élections dans son pays pourrait prendre quatre ans.

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Les deux ministres doivent rencontrer des représentants de la société civile, réprimée par le pouvoir d'Assad et marginalisée. Alors que la guerre a fait plus d'un demi-million de morts, causé la fuite de millions de personnes, morcelé et ravagé le pays, Ahmad el-Chareh réclame une levée des sanctions internationales qui étaient imposées au pouvoir de Bachar el-Assad.

Son groupe, HTC, ex-branche syrienne d'el-Qaëda, affirme avoir rompu avec le jihadisme mais reste classé « terroriste » par plusieurs capitales occidentales, notamment Washington.

La France doit accueillir en janvier une réunion internationale sur la Syrie, qui intervient après une réunion similaire en décembre de ministres et responsables américains, européens, arabes et turcs.

Les chefs de la diplomatie française et allemande doivent rencontrer vendredi à Damas le dirigeant syrien Ahmad al-Chareh, première visite à ce niveau de responsables des grandes puissances occidentales aux nouvelles autorités syriennes dont les premiers pas sont scrutés avec attention.Jean-Noël Barrot est arrivé vendredi matin à Damas, selon des journalistes de l'AFP sur place. Son homologue allemande, Annalena Baerbock, l'a rejoint pour cette visite « sous mandat de l'Union européenne », a-t-elle indiqué.« Ensemble, la France et l'Allemagne se tiennent aux côtés du peuple syrien, dans toute sa diversité », a écrit vendredi sur le réseau social X le ministre français des Affaires étrangères. Il a souligné que les deux pays voulaient « favoriser une transition pacifique et exigeante au service...
commentaires (2)

Il a du mérite Chareh pour écouter les "sermons" d'un émissaire d'une puissance de second rang: la France et d'un Etat de 4eme rang : L'Allemagne. Pour la poignée de main: la même ministre en Afganistan ou en Iran aurait été voilée, donc faut pas exagérer la réaction. Plus: "l 'appel á associer tous les partis:" MM.Macron/Bayrou donnez l'exemple en France. Plus : la visite du clergé en Syrie en fermant les yeux sur son rôle sous les Assad et on le méprise en France et on méprise les Chrétiens pratiquants. Allez comprendre.

Moi

21 h 29, le 03 janvier 2025

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Commentaires (2)

  • Il a du mérite Chareh pour écouter les "sermons" d'un émissaire d'une puissance de second rang: la France et d'un Etat de 4eme rang : L'Allemagne. Pour la poignée de main: la même ministre en Afganistan ou en Iran aurait été voilée, donc faut pas exagérer la réaction. Plus: "l 'appel á associer tous les partis:" MM.Macron/Bayrou donnez l'exemple en France. Plus : la visite du clergé en Syrie en fermant les yeux sur son rôle sous les Assad et on le méprise en France et on méprise les Chrétiens pratiquants. Allez comprendre.

    Moi

    21 h 29, le 03 janvier 2025

  • Seul le Liban officiel n'a pas encoré visité Damas. Le gouvernement collabo de la milice n'a pas encore reçu le feu vert de ses maitres. Wafic Safa n' a pas encore appelé pour dire OK ?

    Moi

    12 h 02, le 03 janvier 2025

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