Des bâtiments réduits en ruines par les bombardements dans la banlieue-sud de Beyrouth. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
La municipalité de Choueifate, au sud de Beyrouth, a critiqué lundi la décision du gouvernement de jeter les décombres des bâtiments détruits lors des frappes israéliennes avant le cessez-le-feu conclu avec le Hezbollah, dans la décharge côtière de Costa Brava. Cette décharge est située sur le territoire de la municipalité.
Une telle décision « ne peut être exécutée de manière aléatoire, sans une étude sur son impact environnemental présentée par le ministère de l'Environnement et les associations concernées, et sans un suivi de la part de l'Ordre des ingénieurs », a fait valoir la municipalité dans un communiqué publié par l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).
Réuni le 17 décembre, le Conseil des ministres avait validé le lancement des opérations d’évaluation des dégâts et de déblayage des débris et des décombres dans les régions touchées par les bombardements israéliens. Un projet d’élargissement de la décharge de Costa Brava avait été approuvé pour permettre d’entreposer les débris. Les écologistes, eux, dénoncent un projet de remblaiement de la mer au niveau des sites de Costa Brava et de l'ancienne plage Saint Simon à Ouzaï, au sud de Beyrouth, avec les décombres des quartiers détruits de la banlieue-sud.
Costa Brava est l’une des deux décharges officielles créées en 2016 pour mettre fin à la crise des déchets qui avait éclaté en 2015. Elle a déjà été agrandie une fois en 2018, ayant été précocement saturée. L’autre décharge au nord de Beyrouth, celle de Bourj Hammoud-Jdeidé, avait été agrandie en 2021.


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