Une statue de la Vierge Marie surplombe le village de Maaloula, au nord de la capitale syrienne Damas, le 29 juin 2021. Photo AFP

L'information :
Depuis quelques jours, des messages ont circulé sur les réseaux sociaux évoquant des violences présumées perpétrées contre la minorité chrétienne de Syrie par les rebelles qui ont pris le pouvoir. Certaines informations ont même fait état d’un « nettoyage ethnique » dans la ville à majorité chrétienne de Maaloula, au nord de Damas, près de la frontière libanaise.

Qui est à l'origine de cette information :
L'information a commencé à se propager jeudi 26 décembre à la suite d’une note publiée le même jour sur le site du Conseil mondial des Araméens (WCA). L’ONG a rapporté que des militants de la Brigade Sultan Suleiman Shah, dirigée par Abou Amsha – sous sanctions internationales – et intégrée à l’Armée nationale syrienne (ANS) soutenue par la Turquie, « attaqu(aient) des maisons, intimid(aient) des familles et donn(aient) l’ordre aux chrétiens de quitter Maaloula, exerçant une pression incessante pour forcer les derniers Araméens à abandonner leur patrie », alors que certains habitants de la ville utiliseraient encore la langue du Christ. Rapidement, une vidéo semblant montrer des chrétiens quittant Maaloula a commencé à circuler sur les réseaux sociaux.
Deux jours plus tard, alors que l’information prend de l’ampleur, la Iraqi Christian Foundation affirme, dans une publication sur le réseau social X, que les chrétiens de Maaloula ont été menacés par le groupe militant Hay'at Tahrir el-Cham (HTC) pour évacuer la ville. « Un nettoyage ethnique est en cours dans cette ancienne ville chrétienne où l’on parle encore l’araméen. Priez pour les chrétiens de Syrie », a ajouté l’organisation.
L’information est particulièrement reprise dans les milieux réputés proches du gouvernement déchu de Damas et hostiles aux rebelles islamistes. Le fondateur du parti libanais Tawhid, le druze Wi’am Wahhab, proche du Hezbollah et partisan notoire de l’ancien président syrien Bachar el-Assad, a notamment relayé une vidéo sur ses réseaux sociaux qui montreraient les rebelles islamistes dans les rues de Maaloula.

Les faits réels :
À l’appui des accusations de « nettoyage ethnique », deux vidéos circulaient sur les réseaux sociaux. Les images de la première vidéo, dont la date n'a pas pu être vérifiée, montrent des rebelles, à pieds et à mobylette, tirant vers le ciel depuis les rues de Maaloula. Aucun slogan ou message n'a été adressé par les combattants à la population. Une musique festive accompagne néanmoins les images, laissant penser que les tirs étaient des tirs de célébration après la prise du pouvoir par l’opposition rebelle. La seconde vidéo est tournée de nuit et montre des dizaines de Syriens quittant Maaloula à bord de petits bus et voitures privées. L’homme qui filme les images répète : « Ils fuient, ils fuient. » Le Conseil mondial des Araméens (WCA), dont le siège est aux Pays-Bas, a rapporté que la population chrétienne de Maaloula est passée de 1 000 personnes à moins de 200 depuis que le nouveau gouvernement rebelle a pris le pouvoir et qu'elle est désormais « confrontée à une escalade alarmante de menaces, d'attaques par balles et d'expulsions ».
Du côté de certains Syriens, le constat est néanmoins plus nuancé : « C’est vrai que depuis deux jours on entend que des rebelles sont entrés à Maaloula, mais il semblerait que ce sont des actions individuelles et isolées. Beaucoup ont eu peur et ont fui à Damas. Il ne faut pas trop s’attarder sur ces événements qui sont souvent exagérés pour créer un climat de peur », confie à L’Orient-Le Jour une chrétienne de Damas souhaitant rester anonyme. Le 26 décembre, l’Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), basé au Royaume-Uni, a toutefois signalé la mort d’un civil, abattu dans une ferme à Maaloula, mentionnant que les nouvelles autorités rebelles, en quête de légitimité internationale, ont imposé un cordon de sécurité pour poursuivre les auteurs de ce crime. Depuis le début de l’offensive de HTC en Syrie, Abou Mohammad el-Jolani, le chef du groupe, avait tenu à rassurer les minorités religieuses du pays au sujet de leur protection.
Ce n’est pas la première fois que la communauté chrétienne signale des attaques à son encontre depuis la chute de Bachar el-Assad le 8 décembre. Quelques jours avant Noël, un sapin a été brûlé à Souqaylabiya , rès de Hama, dans le centre du pays, par des rebelles encagoulés que l’OSDH a identifiés comme appartenant au groupe jihadiste Ansar al-Tawhid. Alors que des centaines de chrétiens sont descendus dans les rues de Damas pour manifester, les dirigeants de HTC ont rapidement réagi en envoyant un responsable sur place, qui a assuré aux habitants que les responsables seraient poursuivis et le sapin remplacé.
En décembre 2013, c’est à Maaloula que treize religieuses avaient été enlevées par le Front al-Nosra, la branche syrienne d’el-Qaëda, et détenues dans la localité rebelle de Yabroud. Elles avaient finalement été libérées en mars 2014 après avoir été retenues 4 mois en otage, grâce à une médiation libanaise et qatarie en échange de 150 prisonnières rebelles détenues par le régime syrien.

En conclusion :
Nous en avons conclu que cette information avançant un « nettoyage ethnique » en cours est trompeuse.

Nous définissons comme « trompeuse » toute information utilisée délibérément pour induire en erreur, en utilisant des faits ou du contexte erroné à des fins de propagande.

Pour aller plus loin :



-ABOU MOUHAMMAD AL JOLANI. -JE CROIS BIEN EN SA METAMORPHOSE. -COMME CEUX DE SON STRICT ENTOURAGE. -QU,EN EST-IL DES AUTRES JIHADISTES ? -PEUT-IL LES CONVERTIR EN AGNEAUX ? -LE DOUTE EN LA MUTATION EST FORT, -POUR NE PAS DIRE INEXECUTABLE. -JE NE SUIS PAS TENANT DES MIRACLES. -IL EST L,HOMME D,ERDO L,OTTOMAN, -CONNU POUR SES REVES ISLAMISTES, -COMME POURVOYEUR ET FINANCIER, -AVEC LE FRIC D,UN PAYS GOLFIQUE, -ET SES TENTATIVES ANTERIEURES, -ECHOUEES DANS UN PAYS ARABE, -QUAND IL APPUYA DE FAIT LES *FRERES*, -QU,IL HEBERGEA APRES LEUR DEFAITE. =LE PARRAIN DE TOUS LES JIHADISTES.
12 h 18, le 02 janvier 2025