L'ancien président syrien Bachar el-Assad. Photo d'archives AFP
Le quotidien israélien Yedioth Ahronoth a rapporté vendredi que le président syrien déchu Bachar el-Assad avait annulé une réunion de dernière minute avec l'ancien chef du Mossad, Yossi Cohen, à Moscou en 2019, qui devait «négocier un accord secret, selon lequel M. Assad mettrait fin aux transferts d'armes vers le Hezbollah au Liban en échange de la levée des sanctions contre son régime».
Messages WhatsApp de « Moussa »
Après la chute du régime Assad le 8 décembre dernier, des messages adressés à la Syrie par Israël auraient été découverts, indique le Yedioth Ahronoth. Ces messages étaient signés par « Moussa », un pseudonyme désignant non pas une personne mais une équipe au sein de la direction du Mossad, le service de renseignement israélien. L'équipe aurait ainsi communiqué avec les responsables de l'ancien régime au fil des ans via l'application WhatsApp et a également coordonné une rencontre entre MM. Assad et Cohen, que le président syrien a finalement annulée.
Toujours selon le journal, Israël s'est engagé dans des activités secrètes pour établir des canaux de communication avec Assad et son entourage, notamment par le biais des messages de « Moussa » envoyés à Damas. Ces messages visaient à dissuader les transferts d'armes vers le Hezbollah, avec la promesse d'un allègement des sanctions pesant sur le régime.
Les messages WhatsApp sont restés confidentiels jusqu'à ce que les forces rebelles s'emparent d'un centre de renseignement stockant des copies de ces communications, selon le Yedioth Ahronoth. Les rebelles ont publié les messages en ligne et, selon des sources israéliennes interrogées par le journal, ils avaient quatre objectifs principaux :
- Démontrer la capacité d'Israël à accéder aux téléphones des responsables du régime Assad.
- Mettre en évidence la vulnérabilité du régime et son incapacité à dissimuler ses actions.
- Mener avec précision les opérations israéliennes en Syrie.
- Menacer de poursuivre les frappes sur les cargaisons d'armes et sur ceux qui les opèrent.
Le but était de convaincre Bachar el-Assad que son alliance avec l'Iran et le Hezbollah était devenue un handicap plutôt qu'un atout. Israël a conclu qu'on ne pouvait pas « compter sur Assad en tant que partenaire stratégique », ajoute le journal israélien.
Levée des sanctions contre rupture avec le Hezbollah
Outre les communications WhatsApp, Israël aurait exploré d'autres canaux secrets pour atteindre le dictateur, y compris des efforts menés par les États-Unis via les Émirats arabes unis et Oman. L'objectif était de faire miroiter à M. Assad des avancées telles que la levée des sanctions et le rétablissement de sa légitimité internationale, en échange de la rupture des liens avec l'Iran et le Hezbollah. Cependant, Assad a toujours refusé.
Le rapport souligne enfin l'évolution apparente de Bachar el-Assad face aux développements régionaux. Depuis les attaques du 7 octobre 2023 contre Israël et l'escalade qui s'est ensuivie, M. Assad a évité de s'impliquer directement dans le conflit. Au cours des six derniers mois, il a « toléré une augmentation des frappes israéliennes sur les installations de l'Iran et du Hezbollah en Syrie », ce qui laissait présager un changement de sa position selon le Yedioth Ahronoth.




Rien ne comptait plus à ses yeux que de perpétuer "l'Oeuvre" de son père et le nom des Assad à la postérité. Je plains ses enfants et son fils le mal nommé Hafez. Quel charmant prénom !
04 h 29, le 29 décembre 2024