Le ministre libanais sortant des Travaux publics, Ali Hamiyé. Photo/AFP
Le ministre libanais sortant des Transports et des Travaux publics, Ali Hamiyé, a affirmé jeudi dans un message sur X qu'« avant, pendant et après la guerre, toutes les installations de l'État libanais, y compris les postes frontières, les ports maritimes et l'aéroport, demeurent sous l'autorité de l'État et de ses lois ».
Ces propos font suite à un article paru dimanche dernier dans The Times, journal britannique, selon lequel l'Iran envisagerait de faire passer des armes à son allié, le Hezbollah, par des vols directs vers le Liban, à la suite de la chute du régime de Bachar el-Assad en Syrie voisine, qui servait de principal corridor terrestre pour le transfert des munitions vers la formation pro-iranienne.
C'est dans ce contexte que le ministre libanais a assuré avoir « une confiance totale dans l'armée libanaise, toutes les agences de sécurité et les douanes, qui remplissent leurs fonctions aux points de passage conformément à la loi ».
Selon le rapport du Times, les vols entre Téhéran et Beyrouth auraient repris sans traverser l'espace aérien syrien, ce qui pourrait faire de Beyrouth une base logistique centrale d'armes et divers équipements iraniens.
Le recours à cette voie aérienne potentielle violerait le récent accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah, entré en vigueur le 27 novembre, ce qui pourrait déclencher un nouveau conflit dans la région. La trêve au Liban a mis fin à plus d'un an d'hostilités transfrontalières entre les deux pays et à deux mois de guerre ouverte entre l'armée israélienne et le Hezbollah.
Par ailleurs, le quotidien britannique a souligné que, malgré l'influence réduite de l'Iran en Syrie après la chute du régime Assad le 8 décembre par une coalition de rebelles menée par le groupe islamiste radical Hay'at Tahrir el-Cham (HTC), Téhéran chercherait à renforcer ses alliés restants dans la région, notamment les milices au Liban, en Irak et au Yémen, c'est-à-dire le Hezbollah, la Résistance islamique en Irak et les houthis.
Dans sa première intervention télévisée depuis la chute de Bachar el-Assad, le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, avait reconnu le 14 décembre que son parti aurait perdu la voie d'approvisionnement militaire via la Syrie, estimant néanmoins qu' « il s'agissait d'un petit détail qui pourrait changer avec le temps ».



Bien sûr. Et lui a été élu et choisi par les libanais pour raconter des bobards qu’il est le seul à croire. Non mais, un peu de respect pour notre intelligence.
18 h 30, le 27 décembre 2024