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Le nouvel homme fort de la Syrie reçoit le chef de la diplomatie turque

Cette photo diffusée par le service de presse du ministère turc des Affaires étrangères montre le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan (à gauche) reçu par le nouveau dirigeant syrien Ahmed el-Chareh à Damas, le 22 décembre 2024. Photo AFP / ministère turc des Affaires étrangères

Le nouvel homme fort de la Syrie, Ahmad el-Chareh, a reçu dimanche le chef de la diplomatie turque ainsi qu'une délégation du Liban, promettant la fin de l'influence syrienne « négative » chez son voisin, deux semaines après la chute du pouvoir de Bachar al-Assad. Le ministère turc des Affaires étrangères a annoncé que Hakan Fidan avait rencontré Ahmad el-Chareh, et une vidéo de l'agence étatique Anadolu les montre en train de se donner l'accolade.

Le chef des services de renseignements turcs, Ibrahim Kalin, s'était déjà rendu dans la capitale syrienne quatre jours seulement après que des groupes rebelles dominés par des islamistes radicaux se sont emparés du pouvoir le 8 décembre. Des diplomates de différentes pays, dont les Etats-Unis et la France, sont depuis allés à Damas pour rencontrer les nouvelles autorités.

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Et Washington a abandonné vendredi l'offre de récompense pour l'arrestation du nouveau dirigeant syrien, dont le groupe radical Hay'at Tahrir el-Cham (HTC) est cependant toujours classé « terroriste » par plusieurs pays occidentaux. Un haut diplomate syrien a indiqué à l'AFP à Riyad que le gouvernement saoudien avait aussi établi un contact direct avec les nouvelles autorités syriennes et allait envoyer une délégation à Damas.

« Egale distance »

M. Chareh a reçu en outre dimanche à Damas le chef druze libanais Walid Joumblatt, pour une première rencontre avec un dirigeant de ce pays voisin, qui a souffert pendant des décennies de l'ingérence du clan Assad auquel sont imputées de nombreuses violences, dont de multiples assassinats. La Syrie n'aura plus « d'ingérence négative au Liban et respectera la souveraineté du Liban, son intégrité territoriale (...) et sa stabilité », lui a assuré Ahmad el-Chareh. « Elle se tiendra à égale distance de tous » au Liban, a-t-il ajouté, affirmant que la Syrie était par le passé « source de peur » au Liban.

Milices iraniennes

Le nouveau dirigeant syrien a par ailleurs dénoncé le rôle que jouait l'Iran en Syrie, affirmant que la présence des « milices iraniennes constituait une source d'inquiétude pour tous les pays régionaux et internationaux ». La Russie et l'Iran, avec leurs milices alliées et notamment le puissant Hezbollah, étaient les principaux soutiens du pouvoir de Bachar al-Assad au cours de la guerre civile qui a commencé en 2011 et fait quelque 500.000 morts.

L'Iran « n'a pas » de supplétifs au Moyen-Orient et n'en a « pas besoin », a affirmé dimanche le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei.


Le nouvel homme fort de la Syrie, Ahmad el-Chareh, a reçu dimanche le chef de la diplomatie turque ainsi qu'une délégation du Liban, promettant la fin de l'influence syrienne « négative » chez son voisin, deux semaines après la chute du pouvoir de Bachar al-Assad. Le ministère turc des Affaires étrangères a annoncé que Hakan Fidan avait rencontré Ahmad el-Chareh, et une vidéo de l'agence étatique Anadolu les montre en train de se donner l'accolade.Le chef des services de renseignements turcs, Ibrahim Kalin, s'était déjà rendu dans la capitale syrienne quatre jours seulement après que des groupes rebelles dominés par des islamistes radicaux se sont emparés du pouvoir le 8 décembre. Des diplomates de différentes pays, dont les Etats-Unis et la France, sont depuis allés à Damas pour rencontrer les...