Deux sénateurs américains ont présenté hier une législation bipartite en vue d'imposer des sanctions à la Turquie, invoquant des préoccupations concernant ses actions militaires et celles de groupes pro-turcs dans le nord de la Syrie, selon Reuters.
Le sénateur démocrate Chris Van Hollen et le sénateur républicain Lindsey Graham ont introduit le « Countering Turkish Aggression Act of 2024 » (Loi sur la lutte contre l'agression turque de 2024), espérant que la menace de sanctions inciterait les parties à instaurer un cessez-le-feu. Ils ont néanmoins souligné que Washington devrait travailler diplomatiquement avec la Turquie pour faciliter un cessez-le-feu durable et une zone démilitarisée entre la Turquie et la Syrie.
Trois civils ont été tués dans une frappe de « drone turc » sur leur voiture dans le nord-est de la Syrie, ont rapporté un média et les forces kurdes, au lendemain de la mort de deux journalistes kurdes dans des circonstances similaires. Depuis la chute de Bachar el-Assad le 8 décembre, Ankara soutient une offensive de groupes armés contre les forces kurdes qui contrôlent une partie du nord de la Syrie.
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Les nouveaux dirigeants de la Syrie ont nommé Assaad Hassan el-Chibani au poste de ministre des Affaires étrangères du pays, a déclaré l'agence de presse syrienne SANA citée par Reuters.
Le Qatar a rouvert son ambassade en Syrie, fermée depuis 13 ans, au moment où plusieurs chancelleries étrangères, au départ prudentes, envoient des délégations à Damas pour établir un contact avec le nouveau pouvoir qui a chassé Bachar el-Assad.
Le drapeau du Qatar a été hissé, a constaté un journaliste de l'AFP. Le Qatar est le deuxième pays, après la Turquie, a avoir officiellement annoncé la réouverture de son ambassade dans la capitale syrienne depuis la prise du pays le 8 décembre par une coalition de groupes armés menée par les islamistes de Hay'at Tahrir al-Cham (HTC).
"Après les Européens et l’ONU, ce sont les Américains qui prenaient langue hier avec le tombeur d’Assad, Ahmad el-Chareh, ce premier contact ayant été qualifié de positif. Depuis sa victoire, le Hay’at Tahrir el-Cham s’évertue, de fait, à montrer patte blanche aux minorités de Syrie comme à la communauté internationale ; mais ces jihadistes repentis en viennent fatalement à pratiquer un double langage."
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L'armée israélienne a indiqué vendredi avoir tiré dans les jambes d'un homme qui participait à une manifestation contre sa présence dans le village de Maariya, dans le sud de la Syrie.
"Les troupes israéliennes ont demandé aux manifestants de reculer. Après avoir identifié une menace, les troupes ont répondu conformément aux procédures en vigueur", a fait savoir l'armée dans un communiqué adressé à l'AFP. "Nous tenons à souligner que l'armée israélienne n'interfère pas dans les événements ayant lieu en Syrie", a-t-elle ajouté. "L'armée continuera à défendre l'Etat d'Israël et ses citoyens".
Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), "les forces israéliennes stationnées dans la caserne d'Al-Jazeera ont ouvert le feu directement sur les manifestants, blessant un jeune homme aux jambes".
La Syrie doit se tenir "à distance égale" des acteurs régionaux et refuser toute "polarisation", selon les nouvelles autorités du pays citées par l'AFP. Le nouveau pouvoir a affirmé vouloir contribuer à la "paix régionale" et construire des partenariats "solides".
Dans un communiqué publié à l'issue de la première rencontre officielle entre Ahmed el-Chareh, nouveau dirigeant de la Syrie, et une délégation diplomatique américaine, les nouvelles autorités ont tenu à "affirmer le rôle de la Syrie dans la promotion de la paix régionale et la construction de partenariats stratégiques privilégiés avec les pays de la région".
Un responsable syrien avait auparavant qualifié à l'AFP de "positive" la rencontre de M. Chareh - connu jusqu'à présent par son nom de guerre Abou Mohammad el-Jolani - avec la délégation américaine conduite par Barbara Leaf, responsable du Moyen-Orient au sein du département d'Etat.
"La partie syrienne (..) a indiqué que le peuple syrien se tenait à distance égale de l'ensemble des pays et des parties dans la région et que la Syrie refuse toute polarisation", a ajouté le nouveau pouvoir syrien dans le communiqué. M. Chareh, chef du groupe islamiste radical Hay'at Tahrir el-Cham (HTC) qui a pris le pouvoir à Damas, était lui même visé par des sanctions américaines avant cette réunion.
Bonjour et bienvenue sur notre couverture en direct des événements en Syrie, après la chute, le 8 décembre, du régime de Bachar el-Assad.
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