Trois corps ont été retrouvés dans les décombres d’un immeuble visé par une frappe israélienne qui avait tué l'ancien chef du Hezbollah libanais Hassan Nasrallah le 27 septembre près de Beyrouth, a indiqué vendredi l'agence de presse officielle Ani.
Le ministère libanais de la Santé n'a jamais annoncé le bilan de cette frappe qui avait aplati plusieurs immeubles dans le quartier général du mouvement pro-iranien dans la banlieue sud de Beyrouth.
Des secouristes se sont rendus "ce matin (..) à Haret Hreik, pour rechercher sept disparus à la suite du raid israélien qui a frappé le site le 27 septembre dernier", a déclaré l'Ani, ajoutant qu'ils avaient extrait "les corps de trois martyrs".
Selon l'agence, ils ont été "transportés à l'hôpital universitaire Rafic Hariri à Beyrouth, où des tests ADN seront effectués pour vérifier leur identité". Des recherches sont encore en cours pour trouver les "autres disparus".
Une trêve entre Israël et le Hezbollah est entrée en vigueur le 27 novembre au Liban, mettant fin à un conflit - déclenché en octobre 2023 quand le Hezbollah avait ouvert un front contre Israël en soutien à son allié palestinien du Hamas - qui a décapité la formation pro-iranienne et fait plus de 4.000 morts au Liban.
La banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, a été intensément pilonnée par l'aviation israélienne au cours de deux mois de guerre ouverte avec Israël.
La frappe contre Hassan Nasrallah, qui se trouvait dans un bunker souterrain, a détruit une série d'immeubles dans ce quartier résidentiel.
Il avait été tué avec quatre autres personnes, dont le commandant du front avec Israël dans le sud du Liban et un haut responsable des Gardiens de la Révolution iraniens, selon le Hezbollah.
Le chef du mouvement chiite a été enterré dans un lieu tenu secret, par crainte que ses funérailles ne soient visées par Israël.
Le Hezbollah a annoncé après le cessez-le-feu qu'il préparait des funérailles "populaires" pour Nasrallah, sans toutefois en préciser la date.
Malgré l'annonce du cessez-le-feu, plus de 20 personnes ont été tuées au Liban dans des frappes israéliennes depuis le 27 novembre, selon un bilan de l'AFP basé sur les données du ministère libanais de la Santé.
Israël comme le Hezbollah s'accusent mutuellement de violations répétées de la trêve.
jos/cab
© Agence France-Presse
Le ministère libanais de la Santé n'a jamais annoncé le bilan de cette frappe qui avait aplati plusieurs immeubles dans le quartier général du mouvement pro-iranien dans la banlieue sud de Beyrouth.
Des secouristes se sont rendus "ce matin (..) à Haret Hreik, pour rechercher sept disparus à la suite du raid israélien qui a frappé le site le 27 septembre dernier", a déclaré l'Ani, ajoutant qu'ils avaient extrait "les corps de trois martyrs".
Selon l'agence, ils ont été "transportés...


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