Un membre des Forces démocratiques syriennes (FDS) soutenues par les États-Unis retire un drapeau du groupe État islamique dans la ville de Tabqa, en Syrie. Delil Souleiman/AFP
Le commandement central américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé ce vendredi avoir tué le chef de l'organisation « État Islamique » (EI) dans une frappe aérienne, dans la province de Deir ez-Zor, dans le nord-est de la Syrie.
« Les forces du Centcom ont mené une frappe aérienne de précision visant le chef de l'État Islamique, Abou Youssef, alias Mahmoud, qui a permis de tuer deux agents de l'EI, dont Abu Youssef », déclare-t-il dans un communiqué publié sur X. Cette opération a été menée dans une zone « anciennement contrôlée par le régime syrien et les forces russes », précise-t-il.
« Les États-Unis, en collaboration avec leurs alliés et partenaires dans la région, ne permettront pas à l’EI de profiter de la situation actuelle en Syrie pour se reconstituer », a commenté le général Michael Erik Kurilla, commandant du Centcom qui préside par ailleurs le comité de surveillance du cessez-le-feu au Liban. « L’EI a l’intention de libérer des centres de détention les plus de 8 000 membres actuellement détenus dans des installations en Syrie. Nous ciblerons de manière agressive ces leaders et ses opérateurs, y compris en dehors de la Syrie », a-t-il poursuivi.
Les États-Unis, soutien de la coalition rebelle des Forces Démocratiques syriennes (FDS), menées par le parti kurde YPG, a lancé plusieurs frappes aériennes contre des cibles liées à des groupes djihadistes, mais aussi contre des éléments appartenant à des milices pro-iraniennes basées en Irak pour les dissuader d'intervenir contre la chute du régime Assad.

