Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken répond aux questions du public au Council on Foreign Relations à New York City, le 18 décembre 2024. Photo AFP / CHARLY TRIBALLEAU
Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken dit avoir "bon espoir" d'arriver à un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas à Gaza pendant ces derniers jours à son poste, avant le retour de Donald Trump, mais a refusé de faire des pronostics. "J'ai bon espoir. Il le faut. Nous allons utiliser chaque minute de chaque jour de chaque semaine qu'il nous reste pour essayer de faire avancer les choses", a déclaré M. Blinken, qui quittera ses fonctions le 20 janvier.
Lors d'une intervention devant le prestigieux centre de réflexion Council on Foreign Relations à New York, il a toutefois refusé de faire des pronostics après plusieurs déceptions passées et plus d'un an de guerre dans le territoire palestinien assiégé par Israël. "Je ne veux pas me risquer à donner des probabilités (...) Il faut que cela réussisse. Il faut que les gens rentrent chez eux", a-t-il dit, en référence aux otages détenus à Gaza. Réitérant des propos tenus la semaine dernière après son 12e voyage au Moyen-Orient, M. Blinken a estimé que le Hamas est plus enclin à des négociations en raison de l'affaiblissement relatif de l'Iran.
M. Blinken a aussi souligné qu'il n'était pas dans l'intérêt d'Israël de rester indéfiniment à Gaza. Si les Israéliens restent, "ils devront faire face à une insurrection pendant des années. Ce n'est pas dans leur intérêt", a-t-il estimé. "Gaza doit donc se traduire par quelque chose de différent qui garantisse que le Hamas ne soit pas au pouvoir, qu'Israël n'ait pas à l'être et qu'il y ait quelque chose de cohérent qui arrive ensuite", a-t-il déclaré. Le président élu Donald Trump a promis un soutien sans faille à Israël, mais il a également exprimé sa volonté de parvenir à un accord.
La guerre a été déclenchée le 7 octobre 2023 par l'attaque sans précédent du Hamas qui a entraîné la mort de 1.208 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP fondé sur des chiffres officiels israéliens et incluant les otages morts ou tués en captivité dans la bande de Gaza. Ce jour-là, 251 personnes ont été enlevées sur le sol israélien, dont 96 restent otages à Gaza, parmi lesquelles 34 déclarées mortes par l'armée.
Au moins 45.097 Palestiniens ont été tués dans la campagne militaire israélienne de représailles sur la bande de Gaza, en majorité des civils, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas pour Gaza, jugées fiables par l'ONU.
Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken dit avoir "bon espoir" d'arriver à un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas à Gaza pendant ces derniers jours à son poste, avant le retour de Donald Trump, mais a refusé de faire des pronostics. "J'ai bon espoir. Il le faut. Nous allons utiliser chaque minute de chaque jour de chaque semaine qu'il nous reste pour essayer de faire avancer les choses", a déclaré M. Blinken, qui quittera ses fonctions le 20 janvier.
Lors d'une intervention devant le prestigieux centre de réflexion Council on Foreign Relations à New York, il a toutefois refusé de faire des pronostics après plusieurs déceptions passées et plus d'un an de guerre dans le territoire palestinien assiégé par Israël. "Je ne veux pas me risquer à donner des...

