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Politique - Chute De Bachar El-Assad

Joumblatt ne craint pas un pouvoir islamiste à Damas

« Nous ne pouvons que traiter positivement avec le nouveau régime syrien », a lancé le leader druze.

Joumblatt ne craint pas un pouvoir islamiste à Damas

Le chef druze Walid Joumblatt aux côté de son fils et successeur Taymour, lors d’une réception dans le Chouf le 8 septembre 2023. Mohammad Yassine/L’OLJ

Le chef druze Walid Joumblatt a affirmé mardi que le « peuple syrien » sortait gagnant de la chute du régime de Bachar el-Assad et que les relations entre le Liban et le « nouveau pouvoir syrien » ne pouvaient être que positives. Le leader de Moukhtara s’exprimait au cours d’une réunion extraordinaire de l’assemblée générale du Conseil druze à Verdun. La communauté druze au Proche-Orient est implantée entre les territoires libanais, syrien et israélien, rappelle-t-on

« Aujourd’hui, Kamal Joumblatt, le peuple et la liberté au Liban et en Syrie ont triomphé, tout comme le défunt journaliste Samir Kassir, qui était en contact avec le peuple libre en Syrie », a-t-il ajouté.

Père et prédécesseur de Walid Joumblatt à la tête de la communauté druze du Liban, Kamal Joumblatt a été assassiné le 16 mars 1977 dans sa voiture sur une route du Chouf, victime d’une embuscade dressée à quelques centaines de mètres seulement d’un barrage syrien, après s’être opposé à l’entrée de l’armée syrienne au Liban. 

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Le journaliste et essayiste Samir Kassir, considéré comme l’un des penseurs de la révolution du Cèdre ayant conduit au retrait des troupes syriennes en avril 2005, a lui aussi été assassiné quelques semaines plus tard dans un attentat à la voiture piégée qui avait secoué le quartier d’Achrafieh. 

Positionnement « étrange » de Pedersen

« Nous ne pouvons que traiter positivement avec le nouveau régime syrien », a poursuivi Walid Joumblatt, insistant : « Nous voulons une Syrie démocratique, pluraliste et diverse, dont le peuple décide de l’avenir, et nous aiderons de loin et de près si nécessaire. » Il a aussi assuré « ne pas avoir peur, contrairement à certains médias, de voir un régime fondamentaliste islamique » remplacer celui de Bachar el-Assad, considérant qu’il fallait donner « au peuple syrien, qui s’est libéré après 61 ans d’oppression, la possibilité de sortir de 61 ans d’emprisonnement » qui ont suivi le règne du Baas, commencé en 1963.

Walid Joumblatt a jugé « étrange » la position de l’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Geir Pedersen. Ce dernier avait plaidé lundi pour une « transition politique inclusive et crédible, dirigée et prise en charge sur la base des principes énoncés dans la résolution 2254 du Conseil de sécurité ». Il avait tenu ces propos après une rencontre avec le leader de la coalition de groupes rebelles menée par Hay’at Tahrir el-Cham (HTC), Abou Mohammad el-Jolani (Ahmad el-Chareh de son vrai nom).

Adoptée le 18 décembre 2015, cette résolution appelle à un cessez-le-feu en Syrie et à une solution politique au conflit à travers des négociations avec les forces impliquées dès janvier 2016. Walid Joumblatt a assimilé cette prise de position à un appel à « ramener l’ancien président syrien Bachar el-Assad » à la table des négociations et à « renverser l’actuel gouvernement de transition » nommé par HTC. « Je pense qu’il s’agit d’une hérésie et que certains étrangers veulent aboutir à leurs propres fins, parfois suspectes », a-t-il estimé.

Le chef druze Walid Joumblatt a affirmé mardi que le « peuple syrien » sortait gagnant de la chute du régime de Bachar el-Assad et que les relations entre le Liban et le « nouveau pouvoir syrien » ne pouvaient être que positives. Le leader de Moukhtara s’exprimait au cours d’une réunion extraordinaire de l’assemblée générale du Conseil druze à Verdun. La communauté druze au Proche-Orient est implantée entre les territoires libanais, syrien et israélien, rappelle-t-on« Aujourd’hui, Kamal Joumblatt, le peuple et la liberté au Liban et en Syrie ont triomphé, tout comme le défunt journaliste Samir Kassir, qui était en contact avec le peuple libre en Syrie », a-t-il ajouté.Père et prédécesseur de Walid Joumblatt à la tête de la communauté druze du Liban, Kamal Joumblatt a été assassiné le 16 mars 1977...
commentaires (2)

Il a vu ça dans sa boule de cristal habituelle qui lui a joué de mauvais tour. Hier il était derrière la «résistance », aujourd’hui avec ceux qui la combattent. On n’arrive plus à suivre.

Sissi zayyat

12 h 24, le 18 décembre 2024

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Commentaires (2)

  • Il a vu ça dans sa boule de cristal habituelle qui lui a joué de mauvais tour. Hier il était derrière la «résistance », aujourd’hui avec ceux qui la combattent. On n’arrive plus à suivre.

    Sissi zayyat

    12 h 24, le 18 décembre 2024

  • Qu'est qu'il en sait monsieur mille volte face (?)

    Raed Habib

    10 h 42, le 18 décembre 2024

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