Le chef des Kataëb, Samy Gemayel. Photo tirée de son compte X
Le chef des Kataëb Samy Gemayel a affirmé lundi n'avoir « aucune objection » à l'élection du commandant en chef de l'armée libanaise Joseph Aoun à la présidentielle au Liban, alors qu'une session parlementaire est programmée le 9 janvier après plus de deux ans de vacance. Il a également évoqué la possibilité de voter pour les chef des Forces libanaises (FL) Samir Geagea.
« Le 9 janvier 2025, le Liban aura un président, si le chef du Parlement Nabih Berry s'engage à tenir une session électorale ouverte et des sessions successives jusqu'à ce que le président soit élu », a déclaré M. Gemayel dans un entretien accordé à la chaîne al-Hurra, affirmant que son groupe parlementaire y prendra part. Concernant la nomination du commandant en chef de l'armée, M. Gemayel a affirmé que ce dernier « a joué un rôle exceptionnel dans la guerre (entre Israël et le Hezbollah) et a fait preuve d'une grande sagesse dans la manière dont il l'a menée. « Il a su s'imposer à tous les niveaux. Nos relations avec lui sont excellentes et nous n'avons aucune objection à son accession à la présidence de la République », a souligné le chef des Kataëb.
Concernant la possibilité que les députés des Kataëb votent pour Samir Geagea lors de la présidentielle, il a déclaré : « Pourquoi pas ? Ce qui est important, c'est que le candidat fasse partie de la ligne qui met l'accent sur la souveraineté de l'État ». Selon lui, l'opposition « ne s'est pas encore mise d'accord sur un nom », notant toutefois que « tous les noms de candidats sont acceptables pour nous ». M. Gemayel a également affirmé avoir contacté le leader des FL et attendre une nouvelle prise de contact de sa part pour « coordonner ».
Au sujet du chef des Marada Sleiman Frangié, qui était le candidat du tandem Amal-Hezbollah, M. Gemayel a indiqué que son problème avec lui « n'était pas personnel mais dû à son soutien au Hezbollah et au régime syrien ». « Nous devons accepter la vie démocratique tant que les noms proposés ne sont pas des noms qui remettent la décision du Liban à l'Iran ou à tout autre pays », a-t-il ajouté. Il a également souligné qu'« il n'y a pas de communication avec le Hezbollah », estimant que le parti chiite « devrait reconsidérer ses calculs ».
Interrogé au sujet de sa propre candidature, il a affirmé que celle-ci « n'est pas sur la table en ce moment », mais que « tout est possible ». « Nous ne pouvons pas faire un pas en l'air, si les circonstances exigent d'aller dans cette direction, nous le ferons, mais la priorité est le pays et son sauvetage », a-t-il poursuivi. M. Gemayel a enfin évoqué son « initiative d'organiser une conférence de réconciliation pour que chacun puisse exprimer ses sentiments, afin d'ouvrir une nouvelle page de l'histoire du Liban ».
Nabih Berry, s’est dit optimiste, lundi, quant à l’élection d’un président libanais lors de la session prévue le 9 janvier, affirmant que « l’atmosphère est positive ».


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine