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Dernières Infos - Guerre

L'économie palestinienne dévastée par le conflit à Gaza, selon la Banque mondiale


Des personnes inspectent les dégâts après les frappes israéliennes contre l'école Ahmad Abdelaziz, gérée par l'UNRWA, qui abrite actuellement des familles déplacées à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 16 décembre 2024. Photo Bashar TALEB / AFP

Le conflit à Gaza, débuté au lendemain de l'attaque du Hamas dans le sud d'Israël le 7 octobre 2023, a provoqué un « retournement sans précédent dans l'histoire récente » de l'économie palestinienne, totalement dévastée par les attaques israéliennes, selon un rapport publié lundi par la Banque mondiale (BM).

Selon les dernières données actualisées par l'institution financière, le PIB de la bande de Gaza s'est effondré de 86% à la fin du premier semestre 2024, par rapport à la même période un an plus tôt.

Au total, l'impact pour l'ensemble de l'économie palestinienne représente une chute de 33,6% de son PIB, du fait également des tensions engendrées en Cisjordanie (baise de 23,3% du PIB) par les opérations de l'armée israélienne et la pression accrue des colons israéliens.

Dans le même temps, l'inflation atteint désormais 300% sur un an, au mois d'octobre, dans un territoire où 1,9 million de personnes, sur une population de 2,1 millions d'habitants avant le début du conflit, a été déplacée, le plus souvent plusieurs fois.

Les prix des denrées alimentaires ont connu une envolée de 440% sur un an, ceux de l'énergie de plus de 200%, du fait des importantes ruptures d'approvisionnement et de la difficulté à faire parvenir l'aide alimentaire aux populations dans le besoin.

Conséquence, 91% de la population dans la bande de Gaza sont confrontés à une insécurité alimentaire marquée, dont 875.000 personnes en situation d'urgence et 345.000 personne d'urgence absolue.

Dans le même temps, les Gazaouis ne disposent plus de lieu où s'abriter durant l'hiver, près de 90% des logements ayant été détruits ou sévèrement endommagés, pointe également le rapport.

Plus largement, c'est l'ensemble des structures de base de la société gazaouie qui sont désormais détruites: les réseaux de communications sont presque entièrement détruits, malgré les efforts des opérateurs locaux pour maintenir de la connectivité.

Le secteur privé est également largement réduit à néant, avec plus de 88% des entreprises détruites ou endommagées, tout comme 70% du réseau routier.

Certains secteurs d'activités, tels que l'agriculture ou la pêche, la construction, l'industrie, le transport ou les activités financières n'existent tout simplement plus sur le territoire.

Parmi les rares points positifs, le secteur financier palestinien, sur l'ensemble des territoires, reste plutôt solide, souligne la BM, et suffisamment capitalisé, même s'il doit faire face à des risques accrus.

Dans l'immédiat, la Banque mondiale réitère son appel à mettre fin au conflit afin de pouvoir venir en aide aux populations concernées et appelle à une augmentation de l'aide internationale, notamment auprès de l'Autorité palestinienne, afin de maintenir les services publics à flot en Cisjordanie.


Le conflit à Gaza, débuté au lendemain de l'attaque du Hamas dans le sud d'Israël le 7 octobre 2023, a provoqué un « retournement sans précédent dans l'histoire récente » de l'économie palestinienne, totalement dévastée par les attaques israéliennes, selon un rapport publié lundi par la Banque mondiale (BM).Selon les dernières données actualisées par l'institution financière, le PIB de la bande de Gaza s'est effondré de 86% à la fin du premier semestre 2024, par rapport à la même période un an plus tôt.Au total, l'impact pour l'ensemble de l'économie palestinienne représente une chute de 33,6% de son PIB, du fait également des tensions engendrées en Cisjordanie (baise de 23,3% du PIB) par les opérations de l'armée israélienne et la pression accrue des colons israéliens.Dans le même...