Le leader des rebelles syriens Abou Mohammad el-Jolani s'adressant à la foule dans la mosquée des Omeyyades à Damas, le 8 décembre 2024. Photo Abdulaziz Ketaz/AFP
Le leader de Hay’at Tahrir al-Cham (HTC), Ahmad el-Chareh, plus connu sous le nom d'Abou Mohammad el-Jolani, à la tête de la coalition qui a renversé le régime Assad en Syrie il y a tout juste une semaine, a déclaré qu’il était prêt à soutenir le commandant en chef de l’armée libanaise, le général Joseph Aoun, comme prochain président du Liban, si cela était la volonté des Libanais.
Lors d’une rencontre avec des journalistes, dont des extraits ont été publiés par le journal an-Nahar, M. Jolani a affirmé que toute décision concernant la situation politique au Liban « revient au peuple libanais » et a souligné que la Syrie n’interviendrait pas dans les affaires interieures du Liban. « Nous n’avons aucun projet de nous impliquer dans les affaires du Liban », a-t-il dit, soulignant que « si les Libanais s’accordent sur Joseph Aoun comme président, nous le soutiendrons. »
Le Liban est sans président depuis octobre 2022. Après des mois d'inertie sur ce dossier, sur fond de conflit entre le Hezbollah et l'armée israélienne, l'entrée en vigueur du cessez-le-feu le 27 novembre dernier a donné une nouvelle impulsion à la question et poussé le président du Parlement, Nabih Berry, à fixer une séance parlementaire électorale le 9 janvier. Le commandant en chef de l'armée fait partie des présidentiables, avec d'autres figures maronites, dont le chef des Marada Sleimane Frangié, soutenu par le Hezbollah et le mouvement chiite Amal, ou encore le député Neemat Frem, qui a annoncé sa candidature officielle en fin de semaine.
Jolani n'a « aucun problème avec le Liban »
Le chef de la coalition au pouvoir en Syrie a encore souligné n'avoir « aucun problème avec le Liban ». « Au contraire, nous ne voulons pas intervenir ni exercer de pression sur ce pays, comme cela a été le cas par le passé », a-t-il affirmé.
La Syrie a occupé le Liban de 1976, lorsqu'elle est intervenue dans la guerre civile qui s'était déclenchée une année auparavant, jusqu'à 2005. Même après cette date et le retrait de l'armée syrienne du pays, après des manifestations de grande ampleur contre la tutelle syrienne, Damas a exercé une influence importante sur la politique libanaise, n'hésitant pas à éliminer ou faire éliminer ses opposants.
Les rebelles de l’opposition syrienne ont renversé le régime de Bachar el-Assad dimanche dernier, après une avancée rapide d'une douzaine de jours.
Depuis la chute du régime, les responsables libanais ont exprimé leur volonté d’établir de bonnes relations avec les nouvelles autorités à Damas, mais aucun contact officiel n’a encore été établi. Le seul acteur politique libanais à avoir pris contact avec M. Jolani est le leader druze et ancien chef du Parti socialiste progressiste (PSP), Walid Joumblatt.
Samedi soir, le chef du Hezbollah, Naïm Kassem, avait indiqué que son parti ne pourrait immédiatement juger les «nouvelles forces» au pouvoir en Syrie que lorsqu'elles prendraient des « positions claires et que la situation se normalisera ». « Notre relation avec la Syrie dépendra de cela », avait-il noté.




Il aurait du ne pas commenter. Pour le reste, ceux qui possedent le Liban ne sont pas près de lacher leurs emprises. Sauf si, mais je délire, les libanais decidaient de ne plus voter pour ces vampires.
07 h 26, le 17 décembre 2024