Cinq jours après la fuite de Bachar al-Assad, renversé par le groupe islamiste Hayat Tahrir al-Sham (HTS) et ses alliés, des milliers de Syriens sont descendus vendredi dans les rues pour fêter la "victoire de la révolution".
Mais la liesse est aussi teintée de gravité: sur les murs de la célèbre mosquée des Omeyyades au coeur de Damas, des dizaines de photos de personnes disparues aux mains des anciens services de sécurité sont accrochées, témoignage de la douloureuse quête de nombreux Syriens après des décennies de féroce répression.
Voici les développements des dernières 24 heures.
Travailler contre l'EI
Le chef de la diplomatie américaine Anthony Blinken a affirmé vendredi qu'il est "impératif" de travailler contre l'Etat islamique (EI) en Syrie, lors d'une visite à Ankara, la capitale turque.
Plus tard lors d'une visite impromptue à Bagdad, il a réaffirmé "l'engagement" des Etats-Unis -qui ont environ 2.500 soldats en Irak et 900 en Syrie- à assurer la sécurité de l'Irak et à empêcher une résurgence de l'EI.
Pont aérien de l'UE
Alors que l'hiver approche, l'Union européenne a annoncé le lancement d'un pont aérien humanitaire destiné à la Syrie, via la Turquie. Selon le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) de l'ONU, 90% de la population syrienne, soit plus de 15 millions d'habitants, dépend de l'aide l'humanitaire.
"Les vols d'aide financés par l'Union européenne transporteront un total de 50 tonnes de fournitures médicales issues des stocks de l'UE à Dubaï, qui seront acheminées à Adana, en Turquie, pour distribution à travers la frontière dans les prochains jours", a expliqué la Commission.
L'UE veut établir le contact
L'UE veut entrer en contact "bientôt" avec les nouvelles autorités en Syrie, à un niveau "opérationnel" et non "politique", selon un haut-responsable européen.
"Nous envisageons d'établir des contacts (...) ces contacts se feront au niveau opérationnel et nous espérons que cela se fasse bientôt", a déclaré ce responsable sous couvert d'anonymat.
"Signaux constructifs" au HCR
Les nouvelles autorités rebelles, en place à Damas depuis la chute de Bachar al-Assad, ont envoyé un "signal constructif" au HCR, l'agence de l'ONU pour les réfugiés, en lui demandant de rester en Syrie, a indiqué l'organisation vendredi.
"Nous avons pu avoir des contacts avec les autorités intérimaires", a déclaré le représentant du HCR en Syrie, Gonzalo Vargas Llosa, lors d'un point de presse de l'ONU à Genève.
Israël dans la zone tampon
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a ordonné à l'armée de "se préparer à rester" tout l'hiver dans la zone tampon entre Israël et la Syrie sur le sommet du plateau du Golan, dont Israël a conquis une partie lors de la guerre israélo-arabe de 1967.
Israël, qui a conquis une partie de ce plateau lors de la guerre israélo-arabe de 1967, s'est emparé dimanche de la zone démilitarisée, quelques heures seulement après la chute d'Assad.
L'ONU considère la prise de contrôle de la zone tampon comme une "violation" de l'accord de désengagement de 1974 entre la Syrie et Israël.
Captagon
Chaque jour, dans des hangars ou des bases militaires, les rebelles découvrent plus de captagon, la drogue de synthèse qui a transformé la Syrie en narco-Etat.
A l'aéroport militaire de Mazzeh, aux portes de Damas, des combattants de HTS brûlaient récemment sous un hangar des milliers de comprimés de captagon. Dans un autre bâtiment de l'armée de l'air, au milieu de tablettes contrefaites de viagra et de mauvaises imitations de billets de 100 dollars, des sacs s'empilent, remplies de pilules beige.
bur-ila/clr
© Agence France-Presse
Mais la liesse est aussi teintée de gravité: sur les murs de la célèbre mosquée des Omeyyades au coeur de Damas, des dizaines de photos de personnes disparues aux mains des anciens services de sécurité sont accrochées, témoignage de la douloureuse quête de nombreux Syriens après des décennies de féroce répression.
Voici les développements des dernières 24 heures.
Travailler contre l'EI
Le chef de la diplomatie américaine Anthony Blinken a affirmé vendredi...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine