Un drapeau flotte au vent à l'entrée principale du bâtiment qui abrite les bureaux des Nations Unies à Genève, le 29 septembre 2021. Photo d'illustration Fabrice Coffrini/AFP
L'avancée des troupes israéliennes en Syrie dans la zone tampon à la lisière de la partie du plateau du Golan occupée et annexée par Israël constitue « une violation » de l'accord de désengagement de 1974 entre Israël et la Syrie, a déclaré lundi le porte-parole de l'ONU.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé dimanche avoir ordonné à l'armée de « prendre le contrôle » de cette zone tampon après la chute du président syrien Bachar al-Assad. Une mesure « limitée et temporaire prise pour des raisons de sécurité », a assuré son ministre des Affaires étrangères.
La force des Nations unies chargée d'observer le désengagement (FNUOD) peut « confirmer que les forces armées israéliennes sont entrées dans la zone de séparation, se sont déplacées dans la zone et restent présentes au moins dans trois lieux », a indiqué lundi le porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarric, précisant qu'Israël avait prévenu les Casques bleus de l'entrée de ses troupes.
En réponse, la FNUOD « a informé ses homologues israéliennes que ces actions seraient une violation de l'accord de désengagement de 1974 », a-t-il ajouté. « Il ne doit y avoir aucune force ou activité militaire dans la zone de séparation. Et Israël et la Syrie doivent continuer à appliquer les termes de l'accord de 1974 et préserver la stabilité du Golan », a-t-il insisté.
Israël a conquis une partie du plateau du Golan sur la Syrie lors de la guerre israélo-arabe de 1967. La zone tampon démilitarisée et sous contrôle de l'ONU a été créée à la suite d'un accord de désengagement des forces israéliennes et syriennes en 1974 après la guerre israélo-arabe de 1973. Israël a annexé en 1981 la partie du Golan sous son contrôle.


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