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Moyen-Orient - Syrie

Des habitants de Homs fuient en masse après la progression rebelle

L'OSDH fait état de frappes sur une pont autoroutier stratégique sur l'axe Hama-Homs.

De la fumée monte de Khan Cheikoun, après des affrontements entre forces rebelles et forces du régime dans la région de Hama, le 5 décembre 2024. Bakr Alkasem/AFP

Des Syriens ont fui en masse jeudi la ville de Homs après la prise par les rebelles de Hama, cité stratégique toute proche, lors d'une offensive fulgurante qui porte un coup dur au pouvoir de Bachar el-Assad.

Située au sud d'Alep, la deuxième ville de Syrie, Hama commande la route vers Homs, à une quarantaine de kilomètres au sud, et la capitale Damas, deux grandes villes encore aux mains du pouvoir.

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L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a fait état vendredi de frappes aériennes sur le pont autoroutier stratégique Al-Rastan sur l'axe Hama-Homs, dans un contexte d'avancée des forces rebelles.

Dans la soirée de jeudi, des dizaines de milliers d'habitants de Homs, principalement membres de la communauté alaouite dont est issu M. Assad, ont été vus fuyant vers la côte ouest, selon l'OSDH.

Les rebelles emmenés par les islamistes extrémistes de Hayat Tahrir al-Sham (HTS) ont lancé le 27 novembre une offensive surprise à partir de leur bastion d'Idleb (nord-ouest), s'emparant de dizaines de localités, de la majeure partie d'Alep (nord) et de Hama. Les hostilités ont fait plus de 800 morts, selon une ONG.

Le ministre syrien de la Défense, Ali Abbas, a assuré jeudi que le retrait des troupes gouvernementales de Hama relevait d' »une mesure tactique temporaire », et que celles-ci étaient « toujours à proximité de la ville ».

L'OSDH a depuis affirmé vendredi que « des avions de combat ont effectué plusieurs frappes aériennes visant le pont Al-Rastan sur l'autoroute Homs-Hama (...), tentant de couper la route entre Hama et Homs et d'assurer la sécurité de Homs ».

Par ailleurs, « les forces du régime ont acheminé à Homs plus de 200 véhicules militaires transportant des armes et du matériel de façon à renforcer leurs positions », a ajouté cette ONG basée au Royaume-Uni et qui dispose d'un vaste réseau de sources en Syrie.

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Les habitants de Homs, la troisième ville de Syrie, n'ont pas caché craindre l'avancée rebelle. « La peur couvre la ville », a affirmé à l'AFP Haidar, un  habitant d'un quartier alaouite joint par téléphone, qui cherche à fuir le plus vite possible pour Tartous, un bastion alaouite sur la côte occidentale, où il a déjà évacué ses parents.

Après l'entrée des rebelles à Hama, des habitants sont descendus dans les rues, à pied ou en longues files de voitures, pour les acclamer, selon des images de l'AFP. Certains ont mis le feu à un portrait géant du président syrien accroché sur un bâtiment municipal. Des rebelles ont tiré en l'air, d'autres se sont agenouillés pour prier, tandis qu'un cadavre gît dans la rue. 

« Echec collectif »

La coalition rebelle s'est prévalue sur Telegram de la « libération totale de Hama », et d'avoir notamment fait sortir de la prison centrale « des centaines de prisonniers ». Selon l'OSDH, « plus de 200 véhicules militaires » de l'armée ont quitté Hama vers Homs. 

Les hostilités sont les premières de cette ampleur depuis 2020 dans un pays meurtri par une guerre civile dévastatrice qui a fait un demi-million de morts depuis 2011, et l'a morcelé en zones d'influence, avec des belligérants soutenus par différentes puissances étrangères.

Depuis le 27 novembre, les combats et bombardements ont fait 826 morts dont 111 civils, selon l'OSDH. Sur ce total, 222 combattants sont morts depuis mardi autour de Hama, a précisé l'Observatoire. L'ONU a fait état de 115.000 déplacés en une semaine.

Son patron, Antonio Guterres, a appelé à mettre un terme au « carnage » en Syrie, résultat d'un « échec collectif chronique » à enclencher un règlement politique du conflit.

« Joie indescriptible »

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, dont le pays est un soutien majeur des rebelles, a appelé M. Assad, soutenu par la Russie et l'Iran, à trouver « d'urgence » une « solution politique ».

Après le lancement de l'offensive rebelle, la Russie qui dispose de bases en Syrie, a lancé des raids aériens sur les secteurs contrôlés par les insurgés, en soutien aux forces gouvernementales.

C'est grâce à l'appui crucial de la Russie mais aussi de l'Iran et du Hezbollah libanais pro-iranien, que le pouvoir syrien avait inversé le cours de la guerre en 2016 en reprenant une grande partie du territoire. Aujourd'hui affaibli par deux mois de guerre ouverte avec Israël, le Hezbollah a redit se tenir au côté de M. Assad. 

De son côté, le chef de HTS, Ahmed al-Chareh, connu sous son nom de guerre Abou Mohammed al-Jolani, a appelé l'Irak voisin à rester à l'écart du conflit. A Alep, la grande ville du Nord, des habitants revenus avec les troupes rebelles ont célébré leurs retrouvailles avec leurs proches. « Une joie indescriptible », a dit Mohammed Jomaa, 25 ans, qui avait fui la ville et quitté sa famille à la prise totale d'Alep par le pouvoir en 2016. 

Des policiers et militaires ayant déserté faisaient aussi la queue devant des bureaux pour s'enregistrer auprès des forces insurgées.

« Pas de vengeance »

Le chef de HTS a affirmé qu'il n'y aurait « pas de vengeance » à Hama, dans un message vidéo, après avoir annoncé que ses combattants étaient entrés dans la ville « pour refermer la blessure ouverte il y a 40 ans ».

Hama a été en 1982 le théâtre d'un massacre sous la présidence de Hafez al-Assad, père du dirigeant actuel, lors de la répression d'une insurrection des Frères musulmans.

« La perte de Hama est un coup très dur pour le gouvernement syrien, surtout après sa défaite à Alep. C'est là que l'armée a tenté de renverser la situation (...) mais elle n'y est pas parvenue », dit à l'AFP Aron Lund, chercheur au Century International. « HTS va maintenant essayer de progresser vers Homs. » 

Des Syriens ont fui en masse jeudi la ville de Homs après la prise par les rebelles de Hama, cité stratégique toute proche, lors d'une offensive fulgurante qui porte un coup dur au pouvoir de Bachar el-Assad.Située au sud d'Alep, la deuxième ville de Syrie, Hama commande la route vers Homs, à une quarantaine de kilomètres au sud, et la capitale Damas, deux grandes villes encore aux mains du pouvoir. Lire aussi Le discours ambigu de HTC vis-à-vis des chiites et des alaouites L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a fait état vendredi de frappes aériennes sur le pont autoroutier stratégique Al-Rastan sur l'axe Hama-Homs, dans un contexte d'avancée des forces rebelles.Dans la soirée de jeudi, des dizaines de milliers d'habitants de Homs, principalement membres de la communauté alaouite dont...
commentaires (7)

Lorsqu'on leur dit "pensez à fédéraliser"le pays en négociant.En trouvant une solution viable pour au moins pour de nombreuses décénnies voire tout le siècle.Pour éviter des déchirements,d'une partition forcée et douloureuse de notre pays. Un Pays fédéral renforcerait l'unité tout en laissant RESPIRER chacune des communautés et gérer ses finances, ses états civils (mariage civil,divorce chez les imams ou non pour les musulmans.Chaque communauté a des aspirations).Laissez nous respirer bon sang. Aller à la plage en maillot ou en burkini .Le gvt fédéral gérant la police fédérale, la défense..

LE FRANCOPHONE

16 h 05, le 06 décembre 2024

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Commentaires (7)

  • Lorsqu'on leur dit "pensez à fédéraliser"le pays en négociant.En trouvant une solution viable pour au moins pour de nombreuses décénnies voire tout le siècle.Pour éviter des déchirements,d'une partition forcée et douloureuse de notre pays. Un Pays fédéral renforcerait l'unité tout en laissant RESPIRER chacune des communautés et gérer ses finances, ses états civils (mariage civil,divorce chez les imams ou non pour les musulmans.Chaque communauté a des aspirations).Laissez nous respirer bon sang. Aller à la plage en maillot ou en burkini .Le gvt fédéral gérant la police fédérale, la défense..

    LE FRANCOPHONE

    16 h 05, le 06 décembre 2024

  • La periode paisible la plus longue de notre histoire moderne fût probablement sous les romains ... et depuis c'est le retour de l'homme du cromagnon... alors "Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage..." comme dirait notre poete De la Nabaa

    Wlek Sanferlou

    15 h 28, le 06 décembre 2024

  • La seule chance des Alaouites d’avoir leur part dans le futur état est de couper les liens avec le tyran, choisir des nouveaux leaders acceptables pour les autres Syriens et qui n’ont pas du sang sur les mains. Peut-être pourront ‘ils alors négocier que la région côtière devienne un État fédéral au sein de la Syrie. Les Kurdes qui ont déjà un territoire et les Druzes en feraient de même. Les Chrétiens de Syrie eux sont trop éparpillés mais devraient être protégés au sein du nouvel État.

    Liban Libre

    13 h 08, le 06 décembre 2024

  • Le boucher de DAMAS cette fois ci n a aucune chance de s en sortir : il est même haï et méprisé au sein de sa propre communauté alaouite qui le voit comme un assassin,un mafieux et maintenant un loser.

    HABIBI FRANCAIS

    12 h 20, le 06 décembre 2024

  • Ce que font ou choisissent les Syriens ne nous concerne pas, tant qu’il ne se mêlent pas du Liban comme les Assad l’ont fait, au contraire la chute de ce régime tyrannique va voir de nombreux réfugiés rentrer chez eux on l’a déjà vu à Alep et Hama. Par contre un nouveau régime Syrien qui empêche la milice iranienne de se réapprovisionner en armes pour recommencer dans quelques années c’est tout bénef. Peut-être que seulement à ce moment-là ils comprendront que leur salut passe par l’État. Ils ont fait la sourde oreille à tous les dialogues dans ce sens pendant 15 ans. CA SUFFIT

    Liban Libre

    12 h 02, le 06 décembre 2024

  • Après Homs... Porte ouverte vers le Liban...? Les libanais savent se défendre on a connu pire que Daesh...nous avons confiance en notre armée et si l'armée a Besoin c'est le PEUPLE toutes CONFESSIONS confondues qui portera assistance a notre armée... Et non une milice confessionnelle.

    Rize Lb

    12 h 00, le 06 décembre 2024

  • Après HOMS, porte ouverte vers le Liban. Maintenant, DAECH est protégé par l’aviation israélienne, les PASSAGES légal et illégal LUI sont sécurisés. Une partie des Libanais applaudit, avec joie, les gains de ces assassins mercenaires. Et voilà, LE terrain LEUR EST devenu propice. Nos frontières du Nord et de l’Est ne sont pas protégées, l’armée est au Sud à… nettoyer ! On nous occupe : ELECTION. Peut-être application du CESSEZ LE FEU à partir de mercredi.

    aliosha

    09 h 41, le 06 décembre 2024

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