Le secrétaire d'État américain Antony Blinken répond aux questions des journalistes lors d'une conférence de presse pendant une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'OTAN, à Bruxelles, le 4 décembre 2024. Photo JOHN THYS / AFP
Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken a mis en garde mercredi contre une résurgence de l'Etat islamique (EI) en Syrie, appelant à une désescalade dans ce pays où des groupes rebelles sont repartis à l'offensive.
Des groupes d'opposants islamistes au régime du président Bachar el-Assad se sont emparés d'Alep, deuxième ville du pays, après une attaque éclair qui les a conduits mardi aux portes de la grande ville de Hama (centre).
« Là maintenant, je pense que ce qui est le plus important, c'est que nous voyons une désescalade, que nous soyons sûrs que les civils soient protégés dans toute la Syrie, et peut-être encore plus important, qu'il y ait un processus politique qui aille de l'avant », a déclaré à Bruxelles M. Blinken, à l'issue d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'OTAN.
« Nous avons des intérêts persistants, des intérêts de sécurité toujours d'actualité en Syrie, particulièrement celui d'être sûrs que l'EI ne ressuscite pas et ne revienne pas », a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse.
Les forces de la coalition emmenée par les Etats-Unis ont battu l'organisation de l'Etat islamique, en Irak en 2017 et en Syrie en 2019. Mais des combattants jihadistes restent opérationnels dans certaines zones, bien qu'ils ne contrôlent plus de territoire.
L'armée américaine est toujours présente en Syrie avec environ 900 troupes sur le terrain, dans le cadre de cette coalition créée en 2014 pour combattre ces groupes islamistes.
« Nous avons en Syrie beaucoup de combattants terroristes étrangers, avec leurs familles, dans des camps », a expliqué M. Blinken.
« Nous avons travaillé très dur pour les voir rapatrier dans leurs pays d'origine, mais il y a encore plusieurs milliers d'entre eux qui sont toujours présents, et nous ne voulons certainement pas voir ces combattants terroristes étrangers refaire surface », a-t-il encore assuré.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine