Des cercueils de fortune exhumés d'une fosse commune à Tyr, afin d'être transportés et enterrés dans des villages de la région, le 2 décembre 2024. Photo AFP / MAHMOUD ZAYAT
Le bilan des frappes israéliennes de lundi sur le Liban-Sud est passé à onze morts, selon les chiffres du ministère de la Santé, et ce alors que l'accord de cessez-le-feu, entré en vigueur il y a moins d'une semaine, a vacillé lundi avec une série de frappes israéliennes et un tir de « riposte » du Hezbollah sur une position israélienne.
En réaction à ce tir de roquettes sur les hauteurs contestées de Kfarchouba, l'armée israélienne avait mené une série de bombardements, notamment à Haris, dans le caza de Bint Jbeil. C'est le bilan de cette frappe qui a été revu à la hausse mardi par le ministère, passant de cinq à six morts.
Une frappe à Tallousa, dans le caza de Marjeyoun, avait, elle, fait quatre morts et un agent de la Sécurité de l'État avait été tué dans la matinée dans un tir de drone israélien alors qu'il se déplaçait en mobylette à Jdeydet Marjeyoun.
Ces tués viennent s'ajouter aux deux signalés samedi après une frappe de drone à Rab el-Thalathine (Marjeyoun). Selon des habitants cités par notre correspondant, ils étaient venus inspecter leur maison. L'armée israélienne avait, elle, affirmé avoir visé « un véhicule transportant des roquettes RPG, des lance-roquettes et des éléments armés qui avaient rejoint des structures du Hezbollah. »
Cela porte donc à au moins 13 le nombre de personnes tuées depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu.


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