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Société - Justice

Le journaliste Daoud Rammal porte plainte contre ses agresseurs

Le correspondant de Sky News Arabia avait affirmé avoir été attaqué par des individus l’accusant d’espionnage.

Le journaliste Daoud Rammal porte plainte contre ses agresseurs

Le journaliste Daoud Rammal. Capture d'écran

Agressé samedi 30 novembre à Doueir (Nabatiyé-Liban-Sud), Daoud Rammal, correspondant local de Sky News Arabia, a déposé lundi 2 décembre une plainte devant le parquet de cassation, pour « tentative de meurtre, agression, préjudices corporels, insultes et menaces ». Le média pour lequel travaille M. Rammal avait attribué l’agression au Hezbollah et désigné un membre du parti chiite, Hussein Sabbagh, comme étant l’un des attaquants.

Selon une source proche du dossier, la plainte a été présentée par les avocats du journaliste, Élie Kyrillos et Amine Bachir, contre « Hussein Sabbagh et d’autres personnes », dont l’identité devrait être révélée par l’enquête.

Lors d’une intervention sur Sky News, Daoud Rammal avait précisé qu’alors qu’il se rendait sur la tombe de sa mère, des membres du Hezbollah l’avaient frappé sur la tête, provoquant son évanouissement pendant quelques instants. Après avoir repris connaissance, il s’était rendu à la maison familiale où les assaillants l’avaient suivi et attaqué à nouveau devant son fils de 15 ans. M. Rammal avait en outre rapporté que les agresseurs l’avaient accusé d’espionner pour le compte d’Israël et d’ambassades étrangères. Dimanche, le Hezbollah avait nié toute responsabilité dans cette attaque, la qualifiant d’incident isolé qui n’a rien à voir avec le parti.

Selon la procédure à suivre, le procureur général près la Cour de cassation, Jamal Hajjar, devrait transférer la plainte du journaliste à la police judiciaire, qui devrait enquêter sous sa supervision. À la lumière de l’enquête, le chef du parquet décidera de la suite à donner.

« Hors la loi »

Contacté par L’Orient-Le Jour, le président de l’ordre des rédacteurs, Joseph Kossayfi, a exhorté la justice à « assumer ses responsabilités », lui demandant d’« investiguer jusqu’à déterminer l’identité de tous les agresseurs ». « Quelle que soit la cause, nous refusons qu’un journaliste soit victime d’agressions et de menaces », ajoute-t-il.


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L’ordre avait déjà exprimé samedi sa solidarité à l’égard de Daoud Rammal. Après le dépôt de sa plainte, le journaliste avait remercié tous ses soutiens publics, issus du monde syndical, politique ou associatif. « L’attaque dont j’ai été victime par un groupe hors la loi ne fera que renforcer ma détermination à poursuivre jusqu’au bout la lutte par la parole et la dénonciation de tous les plans propres à nuire au Liban et à le transformer en une carte de négociations ou en un terrain de règlements de comptes. Et ce, quelle que soient les pressions et tentatives d’intimidation visant à étouffer ma voix », avait-il notamment déclaré. 

Agressé samedi 30 novembre à Doueir (Nabatiyé-Liban-Sud), Daoud Rammal, correspondant local de Sky News Arabia, a déposé lundi 2 décembre une plainte devant le parquet de cassation, pour « tentative de meurtre, agression, préjudices corporels, insultes et menaces ». Le média pour lequel travaille M. Rammal avait attribué l’agression au Hezbollah et désigné un membre du parti chiite, Hussein Sabbagh, comme étant l’un des attaquants.Selon une source proche du dossier, la plainte a été présentée par les avocats du journaliste, Élie Kyrillos et Amine Bachir, contre « Hussein Sabbagh et d’autres personnes », dont l’identité devrait être révélée par l’enquête. Lors d’une intervention sur Sky News, Daoud Rammal avait précisé qu’alors qu’il se rendait sur la tombe de sa mère, des membres du Hezbollah...
commentaires (3)

Attendons de voir. Le parquet n'a ouvert aucun dossier. Une enquete a été demandée â la police poyr décider s'il y a lieu d'ouvrir un dossier....une enquête dans un régime qui collabore avec la milice pourrait prendre des années.

Moi

09 h 47, le 03 décembre 2024

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Commentaires (3)

  • Attendons de voir. Le parquet n'a ouvert aucun dossier. Une enquete a été demandée â la police poyr décider s'il y a lieu d'ouvrir un dossier....une enquête dans un régime qui collabore avec la milice pourrait prendre des années.

    Moi

    09 h 47, le 03 décembre 2024

  • Si seulement nos élus avaient le courage de ce monsieur on ne serait jamais arrivé là.

    Goraieb Nada

    07 h 37, le 03 décembre 2024

  • C’est un avertissement la prochaine fois il va être exécuté

    Eleni Caridopoulou

    01 h 04, le 03 décembre 2024

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