Le président du Syndicat des restaurants, cafés, night-clubs et pâtisseries du Liban, Tony Rami. Photo Ani
Malgré le regain d'activité inattendu dont ont bénéficié certains restaurants et bars situés au nord de la capitale, et qui ont profité de l'afflux de personnes fuyant les zones à risque, la guerre entre le Hezbollah et Israël a fait fondre le chiffre d'affaires global du secteur de la restauration de 90 à 95 %, selon le président du Syndicat des restaurants, cafés, night-clubs et pâtisseries du Liban, Tony Rami.
Contacté par L'Orient-Le Jour, il précise que cette proportion englobe aussi les livraisons à domicile, qui sont passées de 50 000 en moyenne par jour à 25 000, pour un panier moyen qui est descendu de 12 à 8 dollars. "C'est naturel, les gens ont limité leurs dépenses pour ne pas se retrouver dépourvus si la guerre venait à se prolonger indéfiniment", résume-t-il.
M. Rami ajoute que "dans les zones touchées par les bombardements, ou celles situées à proximité, presque tous les restaurants ont fermé leurs portes" et que les régions qui s'en sont mieux sorties au début de la guerre ont vu leur activité ralentir au fur et à mesure qu'elle se prolongeait, jusqu'au cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre.
"C'est notamment le cas de Broummana, dans les hauteurs du Metn", précise-t-il, notant que l'activité à Batroun, une destination populaire, a été relativement soutenue. Tony Rami souligne que la zone d'Antélias-Naccache (Metn) est l’une des rares à avoir connu une activité relativement soutenue, mais avec une vingtaine de restaurants seulement, ce qui reste insuffisant pour redresser le secteur.


