La ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock et son homologue néo-zélandais (hors photo) donnent une conférence de presse commune le 28 novembre 2024 à Berlin. Photo AFP / Tobias SCHWARZ
La cheffe de la diplomatie allemande, Annalena Baerbock, a mis en garde lundi son homologue chinois Wang Yi contre le « soutien croissant » de la Chine à la Russie, lors d'une rencontre à Pékin, a affirmé le ministère allemand des Affaires étrangères dans un communiqué.
« Le soutien croissant de la Chine à la guerre de la Russie contre l'Ukraine a un impact sur nos relations, car il touche aux intérêts fondamentaux de la sécurité de l'Allemagne et de l'Europe », a déclaré Mme Baerbock, selon le communiqué. Annalena Baerbock est en visite à Pékin en vue d'instaurer un « dialogue stratégique » avec son homologue chinois. Berlin cherche à renforcer ses liens avec la Chine sans faire l'impasse sur plusieurs dossiers épineux, dont l'Ukraine.
La Chine affirme n'avoir jamais fourni aucune arme létale utilisée en Ukraine, mais Pékin reste un allié politique et économique de premier rang de la Russie, et n'a jamais condamné l'invasion russe. Les membres de l'OTAN ont qualifié la Chine de « facilitateur décisif » dans cette guerre. L'Union européenne affirme disposer d'informations faisant état de l'existence d'une usine en Chine produisant des drones livrés ensuite à la Russie, selon un haut-responsable de l'UE anonyme.
Lundi, Annalena Baerbock a également exhorté les autorités chinoises à « s'engager de manière constructive » avec l'Union européenne sur le dossier des droits de douane imposés aux véhicules électriques chinois, a ajouté son cabinet. « Des règles du jeu équitables, une concurrence loyale et des conditions de marché réciproques sont essentielles », a-t-elle déclaré, selon le communiqué.
Le mois dernier, l'UE avait annoncé une augmentation des droits de douane sur les voitures électriques fabriquées en Chine, après qu'une enquête a conclu que les aides d'État chinoises faussaient injustement la concurrence au détriment des constructeurs européens.


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