Le chef de l'Eglise maronite, le patriarche Béchara Rai; prononçant son homélie, dimanche, à Bkerké. Photo Ani
Le patriarche maronite Béchara Raï a formulé l'espoir, dimanche, que le Liban et Israël parviendront à appliquer «complètement» et de manière « conforme » l'accord sur la « cessation des hostilités » pour une période de 60 jours, souhaitant que cette situation entraîne « une paix durable » et « juste » selon l’accord d’armistice de 1949.
Une trêve a été annoncée le 26 novembre dernier et mise en application le lendemain après plus d'un an de conflit frontalier suivi de deux mois d’une escalade particulièrement violente entre Israël et le Hezbollah, et le pilonnage intensif de la banlieue sud de Beyrouth, du Liban-sud, de la Békaa nord et de plusieurs quartiers de Beyrouth, qui ont causé des milliers de victimes.
« Nous espérons que le Liban et Israël parviendront à appliquer le texte de cessation des hostilités avec ses treize articles définis par les États-Unis, pour assurer une mise en œuvre complète et conforme tant dans l'énoncé que dans l'esprit. Nous prions pour que la situation en Israël et au Liban se stabilise et que les deux pays vivent en paix selon la trêve de 1949 (l’accord d’armistice) », a souligné le patriarche Raï dans son homélie dominicale à Bkerké à l’occasion de la Journée mondiale des personnes handicapées.
Le 8 octobre 2023, au lendemain de l’attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël depuis Gaza, le Hezbollah a ouvert un « front de soutien » depuis le Liban-Sud. Après près d'un an d’échanges frontaliers entre le parti chiite pro-iranien et Israël, parallèlement à la guerre de Gaza, la situation a dégénéré au Liban dès le mois de septembre 2024. Pendant deux mois, le Liban a connu des bombardements particulièrement intensifs. Selon le dernier bilan du ministère de la Santé, les bombardements israéliens ont fait 3 961 morts et 16 521 blessés depuis le début du conflit.
Le chef de l’Eglise maronite a également salué la décision franco-américaine de mettre en place une trêve et remercié « tous ceux qui ont œuvré à cet effet au niveau national et international ». Le patriarche s’est aussi penché sur le sort des déplacés du conflit au Liban, félicitant tous ceux qui ont pu rentrer chez eux dans les zones sinistrées, et reconnaissant aussi la douleur de ceux qui ont perdu des proches et leurs maisons.
Le cardinal Raï a exprimé, dans ce cadre, sa gratitude à toutes les personnes et institutions qui ont soutenu les populations sinistrées, notamment l’armée libanaise, mais aussi les organisations caritatives et les pays donateurs. Il a enfin rendu un hommage particulier aux membres de la Défense civile tués lors du conflit.



Le Liban n’avait besoin de s’incruster dans ce conflit qui ne le concernait aucunement. Le HB a décidé tout seul d’aller en enfer en nous entraînant de force et le voilà qui critique un cessez-le-feu qu’il a appelé de ses vœux en croyant pouvoir tirer encore une fois son épingle du jeu triomphant et se pavanant alors qu’il se trouve dans une situation désastreuse ainsi que toute sa communauté qui les soutient. Il est trop tard pour faire marche arrière et il devrait assumer son mauvais choix jusqu’au bout. Il ne lui reste qu’à faire hara-kiri en allant aider le boucher et qu’on en parle plus.
11 h 20, le 02 décembre 2024