Un habitant de la banlieue sud de Beyrouth parmi les ruines de son appartement, éventré par une frappe israélienne. Photo Mohammad Yassine
Plusieurs membres du Parlement libanais ont participé samedi, à l’invitation d’élus municipaux, à une tournée d’inspection dans la banlieue sud de Beyrouth, en particulier le quartier de Haret Hreik, afin d’évaluer les dégâts causés par les bombardements israéliens, de rencontrer des habitants et d'examiner les destructions, qui sont spectaculaires.
Alain Aoun, député de Baabda, a mis l'accent sur la résilience de la population, dans un mot prononcé sur place. «Nous renouvelons notre détermination à rester attachés à cette terre. Ce qui est important aujourd'hui, c'est d’aller de l’avant malgré toutes les tragédies», a-t-il déclaré. « L'unité nationale n'est pas un slogan mais une pratique », a-t-il ajouté.
Fadi Alamé, député du mouvement chiite Amal du chef du Parlement Nabih Berry, a souligné les défis auxquels sont confrontés les législateurs de cette circonscription du caza de Baabda où se trouve la banlieue sud de Beyrouth, contre laquelle se sont concentrées de très nombreuses frappes israéliennes. « Le défi est de taille pour les députés de cette région, et notre rôle est essentiel pour travailler avec les organisations internationales et le gouvernement, afin d'élaborer un plan visant à assurer le retour rapide des personnes déplacées dans leurs foyers », a-t-il dit.
Pour sa part, Ali Ammar, député du Hezbollah de cette même circonscription, a souligné l'importance de l'union nationale. « Le Liban est une nation de coexistence, et nous devons préserver notre unité nationale, qui s'est manifestée dans la manière dont la population (des zones dites « sûres », ndlr) a accueilli les personnes déplacées », a-t-il affirmé. Plus d’un million de personnes ont fui les régions du Liban-Sud, de la Békaa et de la banlieue sud pendant l’escalade militaire israélienne au cours des deux derniers mois.
Arrivée du général Jeffers à Beyrouth
Par ailleurs, le Commandement central des États-Unis a annoncé l'arrivée à Beyrouth du général Jasper Jeffers, co-président du comité de mise en œuvre de l'accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah. Le commandement a précisé que l'envoyé américain Amos Hochstein assurerait la co-présidence civile jusqu'à ce qu'un responsable civil permanent soit nommé. Cette équipe aidera à surveiller et à faire respecter le cessez-le-feu, qui est entré en vigueur mercredi.
Un accord de cessez-le-feu a été signé par Israël, le Liban et plusieurs pays médiateurs, dont les États-Unis, pour mettre fin aux affrontements qui ont commencé le 8 octobre 2023 et qui ont débouché sur une invasion israélienne d'une partie du Liban-Sud à partir du 1er octobre dernier.
L'accord prévoit notamment une suspension des hostilités pendant 60 jours, au cours desquels Israël doit retirer ses forces du Liban-Sud et le Hezbollah ses combattants du sud du fleuve Litani.
Un comité de surveillance composé de cinq pays et dirigé par les États-Unis supervisera la mise en œuvre de l'accord, tandis que 5 000 soldats libanais seront déployés pour en assurer le respect. L'accord n'empêche ni Israël ni le Liban d'agir en légitime défense, mais les responsables israéliens et libanais ne sont pas d'accord sur ce que cela implique.



Ils viennent de se rappeler au souvenir de l’unité nationale et de la cohésion du peueole? Eux qui ont envoyé leurs voyous à motocyclettes tabasser et brûler les tentes de leurs compatriotes pour avoir osé réclamer une vie décente et la cessation du pillage et de la corruption. Il est beau le vivre ensemble lorsqu’il arrange les agresseurs qui s’attendent à des aides de toute part alors qu’ils ont refusé de renoncer à leur projet de destruction volontaire de leur pays tout en sachant les dégâts que cela engendrerait. Ils n’ont qu’à assumer leurs crimes et exiger des répara de leurs commanditai
11 h 23, le 01 décembre 2024