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Moyen-Orient - Syrie

Les forces jihadistes et rebelles entrent dans Alep et prennent le contrôle de l'ouest de la ville

Les forces du régime, soutenues par l'aviation russe, avaient repris en 2016 la partie est d'Alep aux insurgés, après des bombardements dévastateurs.

Des véhicules transportant des combattants de groupe HTS rentrant dans la ville d'Alep, dans le nord de la Syrie. Photo amateure issue du réseau social X.

Les jihadistes et leurs alliés sont entrés vendredi à Alep, la deuxième ville de Syrie, après deux jours d'une offensive éclair contre le régime, qui met fin à des années de calme relatif dans le nord-ouest syrien. Ces combats, qui ont fait plus de 277 morts selon un nouveau bilan de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), sont les plus violents depuis 2020 dans la région, où la province d'Alep, en grande partie tenue par le régime de Bachar el-Assad, jouxte le dernier grand bastion rebelle et jihadiste d'Idleb.

Vendredi, deux témoins ont déclaré à l'AFP avoir vu des hommes armés à Alep et fait état de scènes de panique dans la grande ville du nord. « Ils sont entrés dans les quartiers ouest et sud-ouest », a affirmé à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahman.

Les jihadistes ont ensuite pris le contrôle de cinq quartiers, a-t-il ajouté, précisant que les forces du régime « n'ont pas opposé de grande résistance ». Entré avec les rebelles dans le quartier de New Aleppo, un correspondant de l'AFP a fait état d'affrontements entre les assaillants et les forces syriennes et des groupes les soutenant.

Selon l'OSDH, une ONG basée au Royaume-Uni et qui dispose d'un vaste réseau de sources en Syrie, le groupe jihadiste Hayat Tahrir el-Cham (HTC) et des formations alliées, certaines proches de la Turquie, étaient parvenus vendredi aux portes de la ville après « deux attentats-suicide avec des voitures piégées ». L'armée syrienne, qui a déployé des renforts à Alep, selon un responsable de la sécurité, a assuré avoir repoussé « la grande offensive des groupes terroristes » et regagné plusieurs positions.

Pendant la guerre civile qui a éclaté en 2011, les forces du régime, soutenues par l'aviation russe, avaient repris en 2016 la partie est d'Alep aux insurgés, après des bombardements dévastateurs. « Pour la première fois depuis près de cinq ans, nous entendons les roquettes et des obus d'artillerie tout le temps, et parfois les avions », a décrit Sarmad, un habitant de 51 ans joint par téléphone par l'AFP. « On a peur que le scénario de la guerre se répète et d'être obligés de fuir nos maisons », a-t-il ajouté.

Selon un correspondant de l'AFP du côté des rebelles, les combattants ont affirmé recevoir des ordres d'une chambre d'opérations commune. L'offensive a permis aux jihadistes de conquérir une cinquantaine de localités depuis mercredi, selon l'OSDH. Vendredi, les aviations russe et syrienne ont lancé des raids intensifs sur la région d'Idleb, a indiqué l'ONG.

Soutien de l'Iran

Les combattants ont bombardé Alep pour la première fois depuis quatre ans, visant la cité universitaire où quatre civils ont été tués, selon l'agence officielle Sana. « Il est étrange de voir les forces du régime recevoir de tels coups malgré la couverture aérienne russe (...) Les forces du régime étaient-elles dépendantes du Hezbollah, qui est actuellement occupé au Liban ? », s'est demandé Rami Abdel Rahmane, en référence à la guerre entre Israël et le mouvement libanais, allié de Damas, arrêtée mercredi par un cessez-le-feu.

Autre allié indéfectible de la Syrie, l'Iran lui a réitéré son « soutien continu ». Téhéran s'est engagé militairement pour soutenir le président Assad durant la guerre civile. A la faveur de cette guerre, HTC, dominé par l'ex-branche syrienne d'el-Qaëda, avait pris le contrôle de pans entiers de la province d'Idleb, mais aussi des territoires voisins dans les régions d'Alep, Hama et Lattaquié. Selon l'OSDH, les combats ont aussi atteint vendredi la ville stratégique de Saraqeb, tenue par le régime et située au sud d'Alep, à l'intersection de deux autoroutes.

Exode

Le Kremlin a appelé vendredi les autorités syriennes à « mettre de l'ordre au plus vite » à Alep. Le chef du « gouvernement » autoproclamé à Idleb, Mohammad al-Bachir, a justifié jeudi l'offensive en accusant le régime d'avoir « commencé à bombarder les zones civiles, ce qui a provoqué l'exode de dizaines de milliers de civils ».

Selon le Bureau des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha), les violences ont déplacé « plus de 14.000 personnes, dont près de la moitié sont des enfants ». Le nord de la Syrie bénéficiait ces dernières années d'un calme précaire rendu possible par un cessez-le-feu instauré après une offensive du régime en mars 2020.

La trêve a été parrainée par Moscou avec la Turquie, qui soutient certains groupes rebelles syriens à sa frontière. Ankara a appelé vendredi à mettre « fin » aux « attaques » sur Idleb et sa région, qui ont « généré une escalade indésirable des tensions ».

Le régime syrien a repris en 2015 le contrôle d'une grande partie du pays avec l'appui de ses alliés russes et iraniens. La guerre civile en Syrie a fait plus d'un demi-million de morts et déplacé des millions de personnes.

Les jihadistes et leurs alliés sont entrés vendredi à Alep, la deuxième ville de Syrie, après deux jours d'une offensive éclair contre le régime, qui met fin à des années de calme relatif dans le nord-ouest syrien. Ces combats, qui ont fait plus de 277 morts selon un nouveau bilan de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), sont les plus violents depuis 2020 dans la région, où la province d'Alep, en grande partie tenue par le régime de Bachar el-Assad, jouxte le dernier grand bastion rebelle et jihadiste d'Idleb.Vendredi, deux témoins ont déclaré à l'AFP avoir vu des hommes armés à Alep et fait état de scènes de panique dans la grande ville du nord. « Ils sont entrés dans les quartiers ouest et sud-ouest », a affirmé à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahman.Les jihadistes...
commentaires (2)

Bye bye bye bye ya Bachar. S’il n’abandonne pas l’axe Iranien, Nethyahu fera sauter son régime faible et chancelant comme on le voit, s’il le fait il finira comme Saleh qui a essayé de changer de camps et d’abandonner les Mollah. Peut-être que le temps de payer ses crimes est enfin arrivé pour cet assassin de son propre peuple et du notre bien avant le Hezbollah.

Liban Libre

23 h 29, le 29 novembre 2024

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Commentaires (2)

  • Bye bye bye bye ya Bachar. S’il n’abandonne pas l’axe Iranien, Nethyahu fera sauter son régime faible et chancelant comme on le voit, s’il le fait il finira comme Saleh qui a essayé de changer de camps et d’abandonner les Mollah. Peut-être que le temps de payer ses crimes est enfin arrivé pour cet assassin de son propre peuple et du notre bien avant le Hezbollah.

    Liban Libre

    23 h 29, le 29 novembre 2024

  • Je ne sais pas si les lecteurs ont eu le temps de prendre la mesure de ce qui se passe en Syrie. Pendant que j'écris ALEP EST EN TRAIN DE TOMBER aux mains de la résistance syrienne si ce n'est déjà fait. C'EST LE MOMENT OU JAMAIS pour que TOUS LES PEUPLES se soulèvent de Beyrouth à Baghdad et FASSENT TOMBER toute l'entité safavide, CHACUN CHEZ SOI. À nous CITOYENS LIBANAIS de marcher vers le Parlement pour imposer DE FORCE la tenue d'une séance électorale ouverte jusqu'à l'élection d'un président. LA THAWRA LA VRAIE, la thawra M.L.G.A, au diable la thawrette woke de 2019 !

    MAKE LEBANON GREAT AGAIN

    22 h 57, le 29 novembre 2024

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