Un habitant qui avait fui le village frontalier de Chebaa, au sud du Liban, vérifie les dégâts à son retour après le cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah, entré en vigueur le 27 novembre 2024. AFP
Le syndicat libanais des entrepreneurs en travaux publics et en construction a indiqué dans un communiqué publié jeudi matin que « l'agression israélienne contre le Liban s'arrête aujourd'hui, sous l'égide de la communauté internationale, après que sa machine de guerre ait mené des actions destructrices qui ont affecté la plupart des régions libanaises », rapporte l’Agence nationale d’Information (Ani, officielle).
Dans un même communiqué, le Syndicat dénonce « les crimes horribles qui ont frappé les Libanais à la suite de l'agression barbare sioniste », et demande « à l'Etat de soutenir l'armée libanaise dans sa mission nationale à la frontière ». Il appelle ce dernier à « assumer son rôle dans la reconstruction à travers ses institutions, ou à travers un organisme spécial regroupant toutes les institutions publiques et privées concernées par la reconstruction, au premier rang desquelles le syndicat des entrepreneurs en travaux publics et en construction et le syndicat des ingénieurs ». « La nature de la reconstruction diffère de celle qui a eu lieu en 2006 et de l'explosion du port de Beyrouth le 4 août 2020, en termes de destruction de villages et de quartiers entiers, ce qui nécessite de consacrer des efforts à l'élaboration d'une politique de reconstruction correspondant à la réalité, et en tenant compte des lois en vigueur », peut-on lire.
Le syndicat a par ailleurs déclaré un état d’« urgence de reconstruction pour les entreprises locales ». Il a annoncé vouloir demander le soutien de la Fédération des ingénieurs arabes et la Fédération des ingénieurs islamiques. Il a appelé « tous les syndicats des professions libérales, en particulier celui des ingénieurs, à s'unir et à proposer des initiatives nationales pour reconstruire et faire face à tous les projets de sédition », en mettant « toutes ses capacités techniques et humaines à disposition ». La phase actuelle requiert tous les « efforts techniques et d'ingénierie » pour établir les priorités, estime le syndicat, notamment en matière d’évaluation des dégâts, afin de procéder aux réparations « soit par démolition, soit par restauration » et ce « sans être exposé à des risques d'effondrement pendant l'inspection ».


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