Un habitant du Liban-Sud portant un drapeau du Hezbollah sur la route du retour. Photo Matthieu Karam/L'OLJ
Le gouvernement israélien a donné pour instruction à ses troupes encore déployées au Liban-sud de bloquer l'accès aux villages frontaliers aux habitants tentant de retourner dans leurs domiciles, selon le Haaretz.
Le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a justifié dans un communiqué que cette mesure avait été prise « conformément à la première phase du plan de cessez-le-feu », affirme-t-il. Il ajoute que l’armée israélienne a arrêté « quatre agents du Hezbollah, dont un commandant local », qui auraient pénétré dans ce qu’il qualifie de « zone d'accès restreint ».
« Les combats au Liban ont été menés avec détermination et l'application de l'accord le sera encore plus », a abondé le chef d'état-major de l’armée israélienne, Herzi Halevi. « Conformément aux règles approuvées par le ministre de la Défense, le Premier ministre et le Cabinet, les agents du Hezbollah qui s'approchent de nos forces, de la zone frontalière et des villages situés dans la zone délimitée seront pris pour cible », a-t-il ajouté.
Quelques heures avant ses ordres venus de Tel Aviv, le porte-parole arabophone de l'armée israélienne, Avichay Adraee, avait annoncé des restrictions de mouvements de la population dans le sud, dans la nuit à venir.
« Il est, d'une part, interdit à la population de se déplacer vers les villages dont l'armée israélienne a ordonné l'évacuation dans le sud et, d'autre part, de traverser le fleuve Litani entre 17h mercredi et 07h jeudi », a-t-il indiqué dans un message publié sur X.
Ces déclarations s'inscrivent en porte-à-faux des discours tenus par les responsables libanais depuis l'entrée en vigueur de l'accord de cessez-le-feu. « Nous appelons tous nos compatriotes déplacés, qui ont résisté avec courage et détermination face à l'adversité dans toutes nos régions, ainsi que les pays frères qui les ont accueillis, à retourner chez eux. Retournez sur vos terres, même si cela signifie vivre sur des décombres », a lancé le président du Parlement Nabih Berry ce mercredi matin dans un discours télévisé.


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